mercredi 18 février 2026

Chant 6 bis - COMME DES ROUGES DE BACON à Francis Bacon. - Illustrations musicales : "Bacon Blues" par Montana, "Acme" (extrait remix) par Jon Spencer Blues Explosion et des poèmes de Dylan Thomas mis en musique et interprétés par John Cale.- Première diffusion le 23.11.2020 - 46.

 
Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue
Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200      
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.

 
6 bis.
COMME DES ROUGES DE BACON
à Francis Bacon

Me voilà - seul - dans l'électricité d'une nuit historique.
Me voilà dans l'électricité d'une nuit unique - SEUL -
Au cœur de Tiger Bay, au souffle du Dragon Rouge
Me voici de retour renaissant - ICI, LÀ, DE NOUS !
Comme un rouge obsédant à la façon de Francis Bacon.
Jennifer " Une promesse est une promesse". Je rapporterai ma      carcasse
Dans l'orange feu du coucher de soleil, à la
Simple et juste mesure de nos tendres fidèles rendez-vous.
Sans peine aucune, je devine l'évidence de cette réalité
C'est une étoile éclatante qui danse, en ma chair
À jamais, car la jeune femme avance jusqu'à la
Fin des fins, au-delà des quais de Tiger Bay.
Au matin , bruine la brume - Il y a des instants
Qui font le feu céleste... et qui chante la passion.
Il y a des heures qui offrent le feu sacré
Comme un rouge criant à la façon de Francis Bacon...
Jennifer : " Comment dit-on addictive en français ? Dis-moi !"
Tous les instruments de musique résonnent au mieux qu'un dieu
Et un diable unis. Par-delà les murs, le plancher
Et le plafond du Coal Exchange. Je désire suivre désormais suivre
Ton cœur, si tôt à en l'aurore tendre Mary caresse
Les joues de sa mère et que vous ne NOUS
Donner plus une explication trop complexe à la distribution
De cette récompense. From Tiger Bay, des braises rouges tenaces
Au fond de mes sacs, je revisite, avec la complicité
De deux jeunes dandys noctambules, les rues des nuits animées
De Cardiff. En centre-ville, dans un bus bruyant et
Ebouriffé d'ivresses, avec la tiède saveur d'une limonade
Tapissant les souvenances de ma carcasse - SEUL. De passage,
Ré-apparition in London, à Victoria Station, toujours à l'angle
Extérieur du même pub que jadis - ICI, LÀ, NOUS. Encore
J'attends, assis là avec moi-même. CELA est mystérieux,
Je me regarde passer dans l'autre sens avec Clément...
En courant vers des feux rouges et gallois. Croeso Gymru.

En vers arithmonymes de dix.


Notes :

Francis Bacon : D'origine irlandaise. 1909-1992, peintre majeur du siècle vingt.
 
 
Coal exchange : Nom d'un lieu d'une beauté exceptionnel dur la Baie du Tigre à Cardiff. L'intérieur du sol au plafond, y compris les murs, chaises, bars et scène sont en bois chaleureux. John Cale y a interprété le 21 novembre 2009, l'intégralité de son légendaire album "Paris 1919" et des extraits des poèmes du poète gallois Dylan Thomas, qu'il a mis en musique, ainsi qu'une des ses composition "Hedda Gabler", accompagné par une formation classique renforcé se son groupe rock de scène de l'époque.

Cardiff : Capitale du Pays de Galles

London : En anglais signifie : Londres. C'est la capitale de La Grande-Bretagne.

Croeso Gymru : En gallois signifie : Bienvenu au Pays de Galles.

********


JOHN CALE CHANTANT UN POEME DE DYLAN THOMAS
 


mardi 17 février 2026

Chant 6 - COMME DES BLEUS DE CEZANNE à Clément Déquesnes. - Illustration musicale : "Blues'Blues" de Blue Mitchell. - Première diffusion le 23.11.2020 - 45.


 
Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue
Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200      
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.

Le Lac d'Annecy par Paul Cézanne

6.
Comme des bleus de Cézanne
à Clément Déquenes.

NOUS voici - trois - innocents dans le voyage d'images nouvelles.
NOUS voici dans un périple de visions interdites - bientôt au
Cœur  du stade, au cœur du Dragon rouge. NOUS voici,
À nouveau et ailleurs - RENAISSANTS. Comme des bleu de Cézanne.
Gwendydd : "j'ai beaucoup de mal avec moi même". Je
Plongerai mes doigts dans le bleu froid du fond de
Mon crâne, à la juste recherche de nos plus simples
Souvenir. "J'ai toujours eu le désir qu'il en
Soit ainsi". - À jamais, c'est une belle soirée. Le
Jeune fils marche encore dans le soleil, sur la rive
De la baie du Tigre. Puis la brune brume murmure...

Il y a des chansons qui font pleuvoir - elles savent
Aussi émouvoir - Il a des chansons qui font pleurer
Comme des bleus de Cézanne. Gwendydd : "...Comme des lettres à
Des Camarades". Toutes les ombrelles sont ouvertes aux cieux de
La baie de Caerdydd... Jusqu'au Tigre de Mexico. J'
Accepte de tenir ta main, si tard dans la nuit,
Le fils joue aux échecs avec le père, et, toi,
Ne cherche pas un sens trop profond compliqué à la formule
De ce poème-ci. From Barry station, de précieux galets roses
Plein les poches, je visionne des clips vidéo en Anglais
Dans un pub estival et populaire de Barry, avec le
Goût doux d'une épaisse bière brune irlandaise au fond 
De la gorge - Deux. Au retour, de passage à Londres,
Vers Victoria Station, à l'angle extérieur d'un pub
Vide. Chagrins - trop matinaux -, NOUS passons, le jeune fils et
Moi. Comme c'est étrange... NOUS NOUS revoyons avec la
Lointaine, assis là... Puis marchant sous de tendres soleils gallois.

En vers arithmonymes de dix.

Notes :

Cézanne : De son prénom Paul, Cézanne est un peintre français - 1839-1906 -. Il professa que "la réflexion modifie la vision". Il est considéré comme l'un des précurseurs de l'art moderne. 

Gwendydd : Sœur aînée ou jumelle et amoureuse de Merlin. Elle procède aux talents psychiques et au don de divination. Elle favorise ces talents par une force incroyable d'énergie spirituelle. Elle confère d'ailleurs ce talent de prophétie à Merlin. Elle épouse de Roi Rodarcus.

La Baie du Tigre : Célère Baie de Cardiff où les abords ont été défigurés depuis le début du siècle 21 par la modernité et l'urbanisme. On y trouve l'actuel imposant parlement gallois qui lui est une réelle réussite archecturale.

Caerdydd : Pour nommer en Gallois : Cardiff.

Mexico : Capitale du Mexiqueb à 2260 m d'altitude sur le plateau de l'Anahuac.

Barry-Station : Nom de la gare de Barry à laquelle descend massivement une foule très populaire d'habitants de Cardiff et des environs dès les premiers beaux jours ensoleillés du printemps afin de se rendre à la plage avant de traverser un luna-park où abondent les machines à sous.

Barry : Petite ville du sud du Pays de Galle et Station balnéaire à l'ouest de Cardiff.

Victoria Station : Nom de la gare autoroutière de Londres où l'on peut prendre l'autobus pour Cardiff.

Tiger Bay : Signifie en anglais : La Baie du Tigre, lieu célèbre à Cardiff.

jeudi 12 février 2026

Chant 5 - LE SENS DU SILENCE à Steve McQueen.- Première diffusion le 23.11.2020 - 311.


Excalibur Picardia par Jacques Cauda.

Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue
Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200      
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
 
5.
LE SENS DU SILENCE

I. La chanson du hareng-saur


Refrain :

Baby, Baby, the rain must fall, dans le sillage de ta violence
L'orage peut être évité mais Bébé, Bébé, la pluie doit tomber

1.
Nul ne supporte plus la cohorte larmoyante de ta funeste intégrité vertueuse,
Ni ta défiance maladive ; un culte aliéné t'habite ; autour de toi
Des sentence maladive tu distribues. Mais Scathach, souverain du troupeau des corbeaux,
Veille. Elle libère le Papillon taciturne, Vigil "Cooler King" déséquilibré mais fraternel.
Chante ! Cogne ! Cogne ! Le talon de ta botte martèle un rock désespéré,

Refrain

2.
Dame sans égale, voilà d'une certaine rencontre la grande évasion terminée.
Guet-apens dans la tour infernale de tes doutes. Faire de nous
Des hommes qui aimeraient la guerre, ennemie du peuple. La belle affaire !
Vois, un nouveau-né au creux des bras, je ne suis qu'
Un hareng-saur sous la pluie. Le chasseur chargé du sens du silence.

Refrain

3. Dans un balancement rigide, tu élimines un chasseur, la corde tendue crisse.
Baby, Baby, the rain must fall. Dans le sillage de ta violence,
Les orages peuvent être évités mais la pluie finit toujours par tomber.

En vers arithmonymes de douzes.


II. La chanson du poisson mouillé

Refrain
Bullit, Bullit, the rain must fall, l'enfer est pour les héros
L'orage peut être évité mais Bullit, Bullit, la pluie doit tomber.

1.
Sans l'ombre du doute, cette histoire aurait intéressé Alfred Hitchcock,
Hold-up ! Branle-bas au casino ! Tu es la proie des vautours
Et danger planétaire au blo[g]b, le dernier bagarreur de la dernière bagarre
Au nom de la loi et surtout non marqué par la haine,
Annonce : "Jamais ! L'amour est étranger au silence du caillou de sable."

Refrain

2.
Tels les chapardeurs en route, j'actionne une réputation de voleur généreux.
À la façon, d'un Martien de Cincinnati sur le challenge des sept samouraïs,
Être pareil à l'adolescent Nevada Smith, sur le circuit du Mans
Car vivre c'est être dans la course ; toute choses avant et après 
- c'est juste l'attente. Lève deux doigts en forme de V.

Refrain

3.
En un geste fidèle, tu récites la dignité. La vérité déroulée grince.
Bullit, Bullit, the rain must fall, l'enfer est pour les héros.
Les orages peuvent être évités mais la pluie finit toujours par tomber.

En vers arithmonymes de douze.


Notes :

Les deux chansons qui constituent ce chant n'ont été écrites qu'avec des références aux apparitions en télévision et au cinéma de Steve McQueen.

Liste de toutes apparitions
- 'Girl On the Run' - Film d'Arthur J.Beckhard & Joseph Lee / 1953. Steve McQueen n'y tient qu'un rôle de figuration.

- 'Somebody Up There likes Me/Marqué par la haine' / 1956.

- 'The Defender/L'ombre du doute - Téléfilm de Robert Mulligam / 1957.

- 'Never Love A Stranger' / Film inédit en Europe, de Robert Stevens / 1957.

- 'Dead or Alive/Au nom de la loi' / Feuilleton pour la télévision de 94 épisodes de 1958 à 1961 (tous n'ont pas été diffusés en France).

- 'The Great St Louis Bank Robbery/Holp Up en 120 secondes' de Charles Guggenheim et John Stix / 1958.

- 'The Blod/Danger planétaire' - Film de Irvin S. Yeaworth Jr. /1958.

- 'Never So Few/La proie des vautours' - Film de John Sturges /1959.

- 'Human Interest Story/Le martien' - 1 épisode de la série 'Alfred Hitchock Presents' / 1959.

- 'The Magnificent Seven/Les sept mercenaires' - Film de John Sturges / 1960. Il s'agit d'une adaptation en western du classique d'Akira Kurosawa 'Les sept samouraïs' de 1954.

- 'Man from the South' - 1 épisodes de la série télévisée 'Alfred Hitchock Presents' / 1960. Cet épisode n'a jamais été doublé en français.

- 'The Honeymoon Machine/Branle-bas au casino' - Film de Richard Thorpe / 1961.

- 'Hell for Heroes/L'enfer est pour les héros'- Film de Don Siegel / 1962.

- 'The War Lover/L'homme qui aimait la guerre' - Film de Philip Leacock / 1962.

- 'The Great Escape/La grande évasion' - Film de John Sturges/1962.

- 'Love with The Proper Stranger/Une certaine rencontre' - Film de Robert Mulligam / 1963. Film remarquable avec Nathalie Wood et jamais paru en France en V.H.F, ni DVD.

- 'Soldier in the Rain/La dernière bagarre' - Film de Raph Nelson / 1963.

- 'Baby the Rain Must Fall/Le sillage de la violence' - Film de Robert Mulligam / 1964. Film remarquable, peut-être l'un des sommets méconnus de la carrière d'acteur de Steve McQueen. Jamais paru en France en V.H.F, ni en DVD.

- 'The Cincinnati Kid/Le kid de Cincinati' - Film de Norman Jewison / 1965.

- 'The Sand Pebbles/La canonnière du Yang-Tsé' - Film de Robert Wise / 1966. Chef d'œuvre absolu !

- 'Nevada Smith' - Film d'Henry Hathaway / 1966.

- 'The Thomas Crown Affair/L'affaire Thomas Crown' - Film de Norman Jeerison - 1968.

- 'Bullit' - Film de Peter Yates / 1968. Chef d'œuvre absolu !

- 'The Reivers/Reivers' - Film de Mark Rydell / 1969.

- 'Le Mans' - Film de Lee H. Katzin / 1971.

- 'One Any Sunday/Challenge One' - Film de Bruce Brown / 1971. Il s'agit d'un long documentaire sur les courses de motos. Steve McQueen y apparaît dans 4 longues séquences et il tenait à ce que ce film figure dans sa filmographie au même titre que les autres films.

- 'Junior Bonner/Le dernier bagarreur' - Film de Sam Peckinpah / 1972.

- 'The Gateway/Cuet-Apens' - Film de Sam Peckinpah / 1972.

- 'Papillon' - Film de Franklin J. Schaffner / 1973.

- 'The Towering Inferno/La tour infernal' - Film de John Gullermin / 1974.

- 'An Ennemy of the Peaple' - Film de George Schaefer / 1976. Le film n'a jamais été diffusé , ni édité en V.H.F ou DVD, en France, pourtant Steve McQueen y joue l'un de ses rôles les plus surprenants, complètement à contre-emploi.

- 'I, Tom Horn/Tom Horn' - Film de William Wiard / 1979.

- 'The Hunter/Le chasseur' - Film de Buzz Kulik / 1980.

Chant 5 - Chanson 1.

Scathnach : En gallois signifie : ombreuse. Scathnach est une princesse guerrière du Pays des Ombres.

Vigil "Cooler King" : Vigil Hist est le nom à l'écran incarné par Steve McQueen dans le film : La grande évasion, le personnage a aussi dans l'histoire pour surnom : Cooler King.

Hareng Saur : Signifie : Hareng fumé. Le hareng est un poison à dos-vert et au ventre argenté, abondant dans La Manche et La Mer du Nord où ils se rassemblent en bancs.

Chant 5 - Chanson 2.

Bullit : Bullit, prénom Franck, est le nom du personnage incarné par Steve McQueen dans le film : Bullit.

Blo(d)g : L'auteur, non sans ironie, ne peut s'empêcher de voir une similitude entre la créature : Le blod (une boule rouge et gélatineuse) qui dans le film grossit en ingurgitant tout ce qui bouge sur son passage, et le procédé que l'on nomme blog sur internet, avec internet en général.

Cincinati : Ville des Etat-Unis sur les rives du fleuve Ohio, de l'état du même nom et important centre industriel.

Nevada Smith : Nom du héros incarné par Steve McQueen dans le film : Neveda Smith.




Chant 4 - IWERRYDD BÈRLACHE / HURLEE D'IWERRYDD à Mélanie Bonte alias Lucie Cavalière. - Illustration musicale : "Screaming & Crying" de Blind Blake & "Baby..." de Jon Spencer, Luther Dickinson & Cody Dickinson. - Première diffusion le 22.11.2020 - 65.

    
- Photo : Mary d'Oostende.


 
Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue
Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200      
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
 
 
4.
 
Iwerrydd berlàche / Hurlèe d'Iwerrydd.

Iwerrydd, mourir en bouche ; tu es avancée, fragile Iwerrydd ! Mourir en bouche.
Iwerrydd, au creux profond de ta gorge maternelle verser des soleils acajou.
Pour éteindre la stridence du cri muet de l'angélique embryon fécondé
Des graines sacrées de Blodeuwedd l'infidèle, par Gwawl, l'authentique charogne.
Jolie Iwerrydd, j'ai dans le ventre une église qui s'effrite,
Rongée de poussières de cimenterie. Et mangés, de même, les poumons condamnés
À filter la ciguë de notre bourgade qui ne pipe mot
- peu pèse le tribut de vie tant que perdure l'emploi poison.
Caressante Iwerrydd, j'ai aussi dans le ventre une vieille langue pourrissante
Et en gorge un cri de Bleiz. Et par la bouche... Aaaargh !
Àcoute bin ! L'mëneu dech carabanc i avot brainmint kér el rad'tè.
Abile toudi, abile abile i dévalot abile. Din chés bassures rade rade !
Toudi fèle é-pi din ch'bérlache ostrènme vlaù ll'ahure feinale. Aaaargh !
L'bérlache edpu eque j'aù ké.u din l'monne. Ech Bèrlache 
Conme in clo cron. Din min gaziot i joke mie toudi parèl
Ch'bérlache qu'in n'sèt nin détonbir pi i toerne, bérlache,
Chaù toerne é-pi chaù s'àtoerne eddin, ch'bérlache innzou l'pio
- Ouèche eque chés jins qu'i sè'te toute, i n'veul'te pon
Ell intinde, ech bérlache. Pinséz ! Core toudi l'bérlache i toerne, i
Toerne - 'idju ! - réconparape à énne épiule, aguile, qu'ale toerne, toerne-toerne
Din mn'eul d-ou qu'ale s'intike cor in d'àrtoernaint
Sur li-mènme por èle s'infiké din m'cacoigne ed labeu.
Chaù foét d'm, l'bèrlache-laù, ch't'énne rude angouche.
Ch'ét ll'éxistibche, ichi in baù, qué dalache, ch'é-t insin.

Filacar dérachant l'pio, fu qu'in n'sèt nin l'éwanté,
Qui broule ! ch'ét incrinké din m't:ète machukée,
Pi i m'vinkira. Répiyeu qu'i rakeur bérlache por et'dir' :
"Ch'ét pon pace eque te sake su l'keue dech sorét
Eque ti t'aira du caviar. Ch'ét pon nin-pu pace eque
Te t'acate ènne rikinpète d'épeut'nal eque ti tz t'sintira
Fin bénache à l'f:ète-gardinière à no përzidint" pi àcoute, te peu
Résséyé d'canjé to't d'ti, ech bérlache i n'canjra mie.

Aaaargh ! Renaître. Tu es sacrée, ô Iwerrydd ! Renaître en ta bouche sacrifiée.
Iwerrydd divine - au secret de ton corridor tabou parachuter le saint miel.
Dans la sagace stridence de l'étreinte pénétrante du bienveillant Hu Kadarn,
Effacer de nos cœurs l'empreinte de Diafwf, l'authentique charogne fécondée.


En vers arithmonymes de douze.


Traduction de la partie en picard : Ecoute bien ! Le conducteur du char à bancs (en fait, c'est un autocar) aimait bravement la vitesse. / Vite, toujours plus vite, vite il dévalait. Dans les fonds, promptement ! / Toujours dare-dare et dans l'extrême hurlement, voilà l'infortune finale. Aaaaargh ! / lre cri tel que depuis je suis tombé dans le monde. Le cri / Comme un clou tordu. Dans mon gosier jamais identique il ne reste / Le cri qu'on ne peut desserrer et il tourne, cri, / Cela tourne et ça se retourne en soi, ce cri sous la peau / Là où ceux qui savent tout ne veulent pas / L'entendre, le cri, dites voir ! Encore, toujours tourne le cri, il / Tourne - crédieu ! - pareil à l'épingle, l'aiguille, qui tourne, et tourne-tourne / Dans mon œil où elle se fiche encore en se retournant / Sur elle-même pour s'enfoncer dans ma cervelle de pauvre hère. / Il fait souffrir, ce cri, oui, quelle douleur atroce./ Mais c'est ainsi, l'existence ici-bas est telle. / Barbelé déchirant la chair, feu auquel on ne peut échapper, / Et qui brûle ! c'est le cri embranché dans ma tête meurtrie, / Et il me vaincra. C'est rugueux que r'accourt le cri pour te dire : / "ça n'est pas parce que tu tires sur la queue du hareng-saur / Que tu auras du caviar. Ce n'est pas parce que tu achètes une redingote d'épouvantail que tu te sentiras / Béat d'aise à la garden-party du président" et écoute, tu peux bien / Essayer de changer tout de toi, le cri, lui, ne changera pas.



jeudi 5 février 2026

Chant 3 - BRUD YR ARTH à Arthur Jean Déquesnes.- Illustration musicale : "Teddy Bear Blues" par The California Ramblers, Blind Lemon Jefferson & The Virginians.- Première publication le 21.11.2020 - 85.

 Carte postale collection personnelle de l'auteur.
 
 
Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.     
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
 
 
 
3.
 
BRUD YR ARTH
À Arthur Jean Déquesnes

Ô père, cela m'a tantôt été révélé par les cordes du luth :
Je suis de sous le signe d'Arth, ours géant des champs et forêts
Qui régnait jadis au pied du rempart tout autour de la cité de Douayeul.
(Laquelle me verrait naître). Arth chahute, grogne, effrayant les  
brigands attroupés pour le sac 
Du bel et prospère oppidum. Par ses cordes bleues tendues,           apprivoisées sur le ventre
De bois brut des Rois, le luth de Myrddin me confiait l'histoire     oubliée,
Celle du Souverain, géant des Flandres, Gayant. C'est le peuple qui  tisse, dresse
Le ventre d'osier du grand fauve fantasque afin au delà de la mort,
Que se perpétue l'esprit de l'ours, veillant sur la destinée de      Douayeul.


Ô, parle, bois brut du luth des Rois, poèmes étranges, chants        oubliés vous qui                                                 
Nous remembrez les chroniques des hommes d'alors, soyez célébrés, bénis pour résonner encore.  
Beaux marwnadau, lais mustérieux, lyrique stances : que les bouches  - inspirées - chamanes, griots, troubadours et 
Trouvéres, longtemps continuent de nous enchanter des secrets,       souvenances, joies et tourments et prières 
Des peuples d'ici et ailleurs... bercés par les cordes du luth d'Arth.

En vers arithmonymes de quatorze.


  Teddy Bear Blues par Blind Lemon Jefferson
 
Notes : 

Brud yr Arth : En gallois signifie : L'entousiasme de l'Ours
 
*Arthur vient de ce mot gallois qui signifie l'ours - L'explication la plus ancienne (et presque oubliée) de l'origine de Gayant, le géant protecteur de la ville de Douai/Douayeul, et le plus célèbre des géant du Nord, mentionne un ours qui vivait il y a fort longtemps aux abords des reparts de la cité, et faisait fuir les brigands qui voulaient s'attaquer à la ville. - Et comme l'ours hiberne, Gayant se tient ensommeillé, jusqu'à sa marche une fois l'an dans les rues de sa cité. Arthur, aussi, demeure bien des années engourdi dans sa forteresse, mais quand le combat réclame sa présence, il s'ébroue et passe le pnt-levis

Luth : Instrument de Musique à 7, 13, voire 21 cordes pincées, en usage en Europe des siécles 16 et 17, et donc le corps et en demi-poire et le cheviller en angle droit avec le manche.
 
**Merlin en gallois.

Oppidum : Fortification romaine situé en lieu élevé.

Douayeul : En ancien picard désigne la ville de Douai.

Marwnadau : Pluriel gallois de marwnad, signifie : élégies.
 
Teddy Bear Blues par The Virginians.