parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200
Je
tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants.
Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons
complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi
elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et
j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous
des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas
grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est
particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou
celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre...
Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en
croisons de plus en plus souvent.
Certains
à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de
moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais,
d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce
livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
Final premier - D’après photo –
2.
À
Celle d’Annwyl*.
En un retour de l’autre côté qui s’offre au-delà de
la plage.
Ici ! Elle, face au va et vient de la marée
descendante,
Fixant la ligne de l’horizon, droite, elle sourit à
la mer.
Elle sourit à la mer enceinte de l’immensité de
l’univers
Et de l’harmonie déployée à la béatitude du paysage
Des nuages de la grande porte du ciel ouvert…
-C’est
une célébration ! –
...À la puissance de l’amour.
CELA descend des voutes translucides
qui couronnent l’escalier du carillon céleste
des saintes lumières du sacré.
Les lumières savent les invisibles mouettes qui
annoncent…
Il tourne
et elles retournent affectueusement la tête vers Celle
d’…
… : Annwyl*.;
Elle nommera le solitaire…
-
Lui qui désire ne plus être pris comme au piège -
Agitant leurs
plumes, les lumières dansent.
Elles dansent d’aise la rencontre qui a déjà lieu,
ailleurs.
Les lumières savent …
Et nul ne peut plus jurer de la véritable couleur des
lumières.
-
En cet instant intemporel elles seules savent –
…Annwyl* ne connaît plus son nom,
Ni ne sait qu’il la nommera : Yn Wastad**.
Mais la plage, la mer, les cieux
Et les
lumières… et toutes les mouettes
Sont aux énergies conjuguées en devenir
Au sacre d’Amour de l’infinie bienveillance de leurs
prières...
...afin de voir venir enfin Venise.
*Ici prénom, venant de l’adjectif gallois qui
signifie chéri.
1. Marcher, marcher, mancher...
Après m'avoir crié "Au secours !"
Tu m'as dit "Marcher...
Marcher, marcher..." encore et toujours
Marcher... "Une nuit, marcher le long d'un mur aux affiches déchirées..."
...Ils t'ont dit de marcher
jusqu'au Centre Communale d'Actions Social
Et, là, d'autres t'ont dit "Ici, on ne peut rien pour vous,...
Il faut aller à la Maison Départementale des Solidarités"
Alors tu as marché, marché, marché...
Toi qui voulait renaître...
2. Marcher, marcher, marcher...
Je marche et je n'hallucine pas,
J'entends une chanson... dessous mes pas,
Une voix qui vient de sous le trottoir.
Voix ni blanche, ni noire, une voix grise...
Elle me chante des détails...
Ces détails me reviennent à l'esprit...
Certains petits détails qui tuent...
Car ces petits détails font ta sainteté,
Je marche et je n'hallucine pas,
Je suis la chanson de l'homme de la mort...
"Dead Man Walkin'"
...Je marche, marche, marche...
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200
Je
tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants.
Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons
complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi
elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et
j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous
des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas
grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est
particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou
celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre...
Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en
croisons de plus en plus souvent.
Certains
à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de
moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais,
d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce
livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
Final
premier – D’après foto 1
« …Ech
preume avi:ache, por mi. I étot chti dech déssévrache.
J’a
vizé ch’d¨bout edvaint ch’keminchint.
Ell
absinche qu’ale varot…
…in-n àrwétache d’amoer doreu, chaù."
Déssaqué ed cheule lète à Picardia.
À
Fideline Hayure.
Traduit
en picard bercquois avec l’aide Ivar Ch’Vavar.
Ch’t’ènne nuit qu’a s’éfreunme su ché’p plaje ed
Bércq.
E’c crèpe ed chés neu.ache ale é trous.
Ch’ét’p pied de’m mér.
Fideline Hayure étanpie din ’n’ longhe bache
Qu’ech sabe insatchè d’ioe marine i n’ peut point ‘d
dijéré.
Juss laù, point gramint épavoedabes, ed’z
émioelètes.
Ech lu i bache, bayant coére in molét d’tenp pi
d’éspache
À l’onpe ed ché’j jonne fènme
Ed l’ioe, du sabe, du ciel, du solé,
A’s s’ingarne din ch’touyache ed couleurs
Débalache d’àrfléts aquouatiques, célèsses pi
minérals,
Ch’vint i foét virolé ës’ longhe cavlure catènnhe.
In cach’col bleu a sin co,
A’s sàre sés thiots poins fort din lé poches dë
s’cazaque in cuir marron
Qu’a ll’aù raboutonnèe d’in baù squ’in hoet.
I n’foét mie si coed qu’chaù.
Sin cotron noér mi-couiche, chés baù-colants foncés
qu’i li sont
/ assoertis,
Dés longhës grosse coechètes grises
Qu’i àrtchè’t’ in fronches sàrèes su l’hoet dë
zz’égvilhes
Pi chés groùs souyés rouches, tout ye:iches,
I fin’t ed bayé à ch’b bieule
Ènn oera tout gris, inmourabe.
Point à-rien i n’peut ll’àrtënir.
Dés mioeles i lù-invol’t’, in grichon i m’travérse
touzoute.
Fideline a’p passe ed l’oete cotè.
La-baù.
Pu loin, ch’et laù qu’a’ vaù.
Innsécanmint pu tard –
Ivar Ch’vavar, su ch’mur d-ou qu’chés licé.ins
d’Bercq
I lù-z assi’t’ pour atènne ech bus,
I àrlève su chés piéres chés nouvioes
grafitis :
-
Jessica, pute des hangars.
-
Mon amour,
Je
ferai couler ton sang
Là
où tu as fait couler mes larmes.
- Blouson beige je t’aime.
(Proùbabe eque ché’f fihle qu’ale aù écrit chaù, a n’connoé
pon coére el nom dech fiu)
D’après photo 1.
Version
originale et française.
C’est une nuit qui s’ouvre sur la plage de Bércq.
La crête des nuages est rousse.
C’est marée basse.
Fideline Hayure droite dans une longue flaque
Que le sable gorgé d’eau marine ne peut digérer.
Proches, guère effarouchées, des mouettes.
La lumière s’amenuise offrant encore un peu de
temps, d’espace
À l’ombre de la jeune femme.
De l’eau, du sable, du ciel, du soleil,
Elle glisse dans les couleurs mêlées.
Débauche de reflets aquatiques, céleste et minéraux,
Le vent fait tournoyer ses longs cheveux châtains.
Une écharpe bleue autour du cou,
Elle serre fort ses petits poings au fond des poches
de sa veste de cuir
/ marron
Qu’elle a boutonnée de bas en haut.
Il ne fait pas très chaud.
La jupe noire mi-cuisse, les collants sombres
assortis,
De longues et épaisses chaussettes grises
Qui chutent en plis serrés sur les hauts des
chevilles
Et les gros godillots roux, détrempés,
Achèvent de donner à la belle
Une aura grise et définitive.
Rien ne peut la retenir.
Un envol de mouettes, un frisson me traverse de part
en part.
Fideline passe de l’autre côté.
Là-bas.
Plus loin, c’est là qu’elle va.
Beaucoup plus tard
Ivar Ch’Vavar, à l’endroit où les lycéens s’assoient
pour attendre
/
le bus,
Relève sur le muret du phare les derniers graffitis
-Jessica, pute
des hangars.
- Mon amour,
Je
ferai couler ton sang
Comme
tu as fait couler mes larmes.
-
Blouson beige je t’aime.
(Il
est probable que la fille qui a écrit cela, nee connait pas encore le nom du
garçon.)
Note :
Fideline Hayure : Personnage Picard
d’amante virtuelle qui apparait pour la première fois dans le livre paru, en 1999, aux éditions la Station Underground d'Emerveillements Littéraires : Les
Lettres de la nuit de Christian-Edziré Déquesnes.