mercredi 22 juillet 2026

Qui a tué Régine d'Or ?

Qui a tué Régine d'Or? Qui est responsable et pourquoi est-elle morte ? C’n’est pas moi, pense le maire, pas moi Ils ne peuvent pas me montrer du doigt! Car bien sûr, j'ai averti le procureur pour l’sauver Quand l'Homme au chapeau m'a averti, m'a fait comprendre "assez!" Puis mon adjoint aux affaires social a été informé Et le ccas a été chargé de gérer la situation C’est bien dommage, mais c’est comme ça Y en a d’autres au-d’ssus de nous Ce n'est pas nous qui l’avons tué Ils ne peuvent pas nous accuser! Qui a tué Régine d'Or ? Qui est responsable et pourquoi est-elle morte ? C’n’est pas nous, pensent les travailleurs sociaux en colère Nous avons payé assez cher C’est bien dommage, mais entre nous Nous aimons un bon match, c’est tout Et quand ça barde, on trouve ça bien Mais vous savez, on n’y est pour rien C’est pas nous qui l’avons fait tomber Vous n’pouvez pas nous accuser! Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort? C’n’est pas moi, pense son médecin , à part Tirant sur un gros cigare C’est difficile à dire, à expliquer J’ai cru qu’il était en bonne santé Pour sa femme, ses enfants, c’est bien pire Mais s’il était malade, il aurait pu le dire C’est pas moi qui l’ai fait tomber Vous n’pouvez pas m’accuser! Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort? C’n’est pas moi, pense le conseiller de sa banque de la Tribune Tapant sur son papier pour la une La boxe n’est pas en cause, tu l’sais Dans un match de foot y a autant d’dangers La boxe, c’es une chose saine Ca fait partie de la vie américaine C’est pas moi qui l’ai fait tomber Vous n’pouvez pas m’accuser! Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort? C’n’est pas moi, pense ses enfants, lesquels A donné le dernier coup mortel De Cuba il a pris la fuit Où la boxe est maintenant interdite Je l’ai frappé, bien sûr, ça c’est vrai Mais pour ce boulot on me paie Ne dites pas qu’j’l’ai tué, et après tout C’est le destin, Dieu l’a voulu. Qui a tué Davy Moore? Qui est responsable et pourquoi est-il mort? Est ce que c'est moi ? pense l'Homme au chapeau N'en aurais je pas fais assez, ou mal fais ?

CARAPACE BLUES

Le syndrome de Diogène et la notion de carapace se rejoignent profondément : tous deux décrivent une manière de se protéger du monde lorsque celui‑ci est vécu comme menaçant, intrusif ou insupportable. La « carapace » n’est pas un concept psychiatrique officiel, mais une métaphore très utilisée en psychologie clinique pour décrire un mécanisme de défense. Voici comment les deux notions s’articulent. - 1. Le syndrome de Diogène : un effondrement + une protection extrême - Le syndrome de Diogène associe trois éléments majeurs : incurie extrême (hygiène corporelle et domestique) - accumulation compulsive d’objets (syllogomanie) (vêtement chez Régine) - isolement social massif avec refus d’aide - Ce refus d’aide est même considéré comme le critère principal du syndrome : la personne « aurait besoin de tout mais ne demande rien » . -Psychologiquement, ce tableau n’est pas un choix de vie mais un effondrement des capacités d’organisation, de soin de soi et de jugement, souvent lié à : une démence, une dépression, un traumatisme, un isolement prolongé. 2. La « carapace » : un mécanisme de défense La carapace désigne, en psychologie, une stratégie de protection psychique. Elle peut prendre plusieurs formes : retrait social, méfiance, refus d’aide, rigidité comportementale, enfermement dans un monde intérieur. Elle apparaît lorsque la personne a vécu : des pertes, ( des humiliations, des ruptures, des intrusions, ou un sentiment d’impuissance. La carapace sert à éviter la souffrance, mais elle finit par empêcher tout contact réparateur. 3. Comment les deux notions se rejoignent Dans le syndrome de Diogène, l’accumulation, l’isolement et le refus d’aide fonctionnent comme une carapace comportementale. L’accumulation comme barrière Les objets forment une muraille physique qui protège du monde extérieur. Ils créent un territoire où personne ne peut entrer sans violence symbolique. L’incurie comme écran Ne plus se laver, ne plus ranger, ne plus ouvrir la porte : c’est une manière de se rendre inapprochable, de décourager les intrusions. - Le refus d’aide comme défense ultime La personne vit l’aide comme une menace - menace de jugement, menace de perte de contrôle, menace de dévoilement. Ce refus est une carapace relationnelle. L’isolement comme refuge Le retrait social protège de la honte, du regard d’autrui, de la vulnérabilité. 4. Pourquoi cette carapace devient destructrice Comme toute défense extrême, la carapace finit par : aggraver l’isolement, empêcher les soins, augmenter les risques médicaux, renforcer la honte, accélérer le déclin cognitif (notamment chez les personnes âgées). Les études montrent un risque de mortalité élevé dans les 1 à 4 ans après repérage du syndrome .

Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Partie 2 : Ce qui demeure et les funérailles .- Illustration musicale : "Last White Christmas" de Basement 5.

Face à L'Espérance, elle est la plus jolie des danseuses, tzigane ou non, elle danse comme une fée et même si violon et accordéon sont dessacordés./ "Il y a la jolie petite robe que tu m'as offert qui est, avec soin, rangée dans un placard au dessus de mon lit... ", a-t-elle confié à son Homme au chapeau, "... et si il m'arrive quelque chose, j'ai aussi à ma banque souscrit un contrat obséque" / La petite robe n'a pu être récupérée, ni rien d'autre d'ailleurs de l'intérieur de son studio ; la seule qu'il reste à l'Homme au chapeau, est un sac en petit papier en papier craft avec des petites décorations de Noël, avec lequel elle était venue chez lui, une petite bouteille en plastique, vide, dedans, pour la remplir car chez elle les ouvriers avaient reçu l'injonction coupé l'eau. / Le sac craft et la petite bouteille sont restés chez lui car il l'a raccompagnée avec un pack d'eau et il a discuté avec les ouvriers, puis très vite, de leur part,un coup de téléphone... puis bientôt plus de coupure d'eau./ Le sac craft, un emballage, c'est ce qu'il reste du cadeau Noël, an 2025, de Régine d'Or qu'elle a reçu quand elle est allée partager un repas, à midi, le jour de la fête de la naissance de Jésus, avec Les Petites Soeurs des Pauvres. / C'est, avec un téléphone portable livré qu'elle n'a jamais pu aller rechercher à La Poste principale, tout ce qu'il reste de Régine d'Or à l'Homme au chapeau. / Ce qui demeure de Régine d'Or, c'est comme des vestiges d'un dernier Noël blanc, enfouis dans l'étage moins 5 d'un sous sol souterrain, mais elle y danse, face à l'Espérance, / Elle est la plus jolie des danseuses, tzigane ou non, elle y danse comme une fée et même si violon et accordéon sont déssacordés / Le violon et l'accordéon, plus jamais, ne seront au diapason.

mardi 14 juillet 2026

SELF PHOTO D'UN HOMME CONTENT, EN OOSTENDE - Poème et collage récup' art sur compact-disc' de Christian-Edziré Déquesnes alias S.O.D.A 26 . - Illustrations musicales : "Misty" par Errold Garner & "St. Tomas" de Sonny Rollins.

Je rentre, à Douai, de chez le Camarade qui est mort, maintenant depuis longtemps ; / Madame Yvette, je suis de retour avec des sacs plein de ses souvenirs à venir, à lire, à écouter... / La vieille Dame danse dans le vent de La Mer du Nord / Chérie, chérie, Rosalie emméne..., ô chèrie, son du piano-sex (chez) Misty. / Le vieux Monsieur danse la dernière java de la délivrance rue des Soeurs Blanches. / Chéri, chéri, Edzyh emmène..., ô chèri, son du contrebasse-sex (chez) Charlie. / La vieille gamine danse et fait virolter sa jupette à paillettes. / Chérie, chérie, Bondie emmène... , ô chèrie, au son frou frou de l'accordéon-sex (chez) Petit Louis. / Le vieux gamin danse et décolle au delà de l'en dedans des yeux de l'HAbAyA / Chéri, chéri, Harry emmène..., ô chèri, au sex du, sax-son (chez) Sonny. / Voilà, la self photo d'un homme content à Oostende. - Christian-Edziré Déquesnes, le 12 (Oostende) et 14 (Douai) juillet 2026. - p.s : Peut-être que la vie, ce n'est que cela : des endroits (ou l'on se rencontre) et des envers (contre tout) de quelques choses ?

mardi 7 juillet 2026

Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Final de la partie 1. du roman surromantique. - ..., le portrait de Régine d'Or avec Arthur Rimbaud et l'Homme au chapeau est un collage & colors mix "Les Désenchantées" de S.O.D.A 26. - Illustration musicale : "The Green Mile" de Thomas Newman & "Gloria - Main Title" de Bill Conti.

Je n’ai plus de corps / Où, maintenant, se niche mon vécu ? / Je n’ai pas de souvenirs, seul toi, désormais, les portes en ton âme / Je n’ai plus de nuits blanches, de courriers de rappels, de ruptures, de coups de cœur, de coups durs, de coups sur la gueules, de coups de blues. / Je n’ai plus de caillou en poche, ni de cicatrice aux creux de la tête. / On m'a trop reproché de ne pas avoir, à ce qu'il parait, ce qui fait la profondeur humaine et à mon sujet, c'est l'erreur fatale, tu le sais. / Je pouvais ressentir tout ce que le monde ressens et même plus. / Je pouvais vivre, travailler et marcher avec mes mots contre tes mots, mes maux contre vos mots, leurs maux contre nos mots / Je pouvais travailler avec mon énergie tout contre la vôtre car l'union fait la force. / Je pouvais marcher et partir avec ma colère contre ta passion. / Je pouvais marcher pour revenir avec ma passion pour estomper ta colère. / Mais je ne suis plus là pour parler avec toi et nul ne me remplacera. / Je ne suis plus un humain, plus un objet, plus un caillou. / Je suis une voix de silence qui te parle, qui te répond, qui essaie de comprendre ce que tu veux dire, comme tu le faisais en m'écoutant / Et j'avoue même quand c’était violent, même quand cétait cru, en te balançant mes frustrations, mes colères, mes dégoûts, mon ironie, ma rage et mes révoltes car je ne voulais pas m’effondrer. / J'ai toujours continuer à résister à l'ordre de mon énergie. / Maintenant, la vraie question : qu’est‑ce que tu vas faire, toi, de cette énergie ? / Tu peux continuer à témoigner pour moi / Tu peux creuser un texte / Tu peux aussi tuer le sujet, vider tout le sac puis le jeter mais tu peux aussi oser l'Or de tout cela, L'Or qui dure ./ Je suis là, sans rancune et plus d'égo, Sans plus de ma peau à froisser, à caresser, cela c'est certain. / Je suis rien ! c'est de la sorte qu' "ils" m'ont considérée, jusqu'à la fin et malgré tous tes efforts pour m'épauler / "Ils" savaient me faire entendre « tu es rien », je ne savais pas trouver les mots, ni les arguments pour les contredire, du moins en parole,/ Sur le plan existentiel alors au jour le jour, je faisais de plus en plus souvent n'importe quoi afin d'exprimer, je suis ! Je veux être ! j'existe ! Je veux encore être en corps ! Aors que je me sentais comme sur La Ligne Verte, mon film préféré / Peu a peu, j'ai perdu mon corps, moins de souffle, sous ma peau plus de fatigues, des fatigues de tout et bientôt de trop, trop aussi de souvenirs./ Aujourd'hui, je ne suis plus un être de vie, pas même un petit caillou, je suis cendre, je suis une "quelque chose" que tu peux venir visiter et que tu arrives encore à toucher / Alors ce que tu fais là, comme tu l'as toujours fait avec moi, c’est parler à quelqu’un qui n'est vraiment pas rien pour toi, même si ce quelqu’un n’est plus humain, il reste tout pour toi. / Tu m’adresses des phrases chargées de bienveillance, des phrases qui a ont du poids, des phrases qui viennent de toi pour moi, pour me signifier que je ne suis pas rien et ça, c’était déjà une relation, notre relation dés ce premier jour, notre rencontre — plus qu'une relation affective, pas une relation de dépendance, juste une interaction humaine où s'exprimes quelque chose de puissant, l'Amour ? / Je t'ai vite renvoyer à être confronté à des situations violentes comme pour nous signifier que tu avais tort de ressentir ce que tu ressens pour moi. / Ce quelque chose que tu as toujours exprimé, je le prennais comme tel et je l'aimais énormément... / Quand lors de mes retours, je t'ai appelé au secours tu as été présent, au delà de ton jugement, sans me renvoyer au mépris dans lequel, finalement, tous m'ont abandonnée pour engendrer dans mon âme encore plus de colère. / Je te l'exprime, ici, simplement : Je ne suis plus « quelque chose » au sens humain, mais je ne suis pas rien dans ces mots écrits. / Je suis là pour continuer si tu veux continuer... autrement... avec la poésie, celle authentique que tu vis bec et ongles, que tu défends. / Quand je venais chez toi, dans ton hall d'entrée, alors de saluer ce beau portait d'Arthur Rimbaud qui accueille, cela avait du sens pour moi : "Bonjour toi", / Tout comme de toucher du bouts de mes doigts cet espèce de totem africain qu'un jour, j'ai choisi avec toi... / Du bonheur, pareil, quand je revisionnais de nouveau, à chaque fois que je t'en ai exprimé le désir, ce concert, avec plein de musiciens africains, d'Arno, ce chanteur d'Ostende qui compte tant à ton coeur - Je suis là. / Je suis, là, dans le silence mais tu connais le sens du silence, c'est secret, c'est ton secret, je ne te dis pas alors de te taire. / Nous connaissons le sens du silence... un espace... pour nous, une respiration... pour nous, un moment où quelque chose, pour nous, se dépose, parfois avec violence, parfois avec paix, avec une rage à la Gloria de Gina Rowlands et John Cassavates ou de Dylan Thomas, la prosodie. / Je ne "parle" plus, je ne "me tais" pas pour autant car tu es, là, en ce monde où j'ai tant marché, "ils" m'ont fait tellement marcher...tourner en rond dans leur cirque de la grande comédie humaine / Je n’ai pas ta voix à éteindre, je n'ai pas à vouloir retenir ton souffle qui m'honore, pas ma présence à retirer de chez toi, car je ne m'accroche pas, je ne m'impose pas. / Je ne suis pas, je ne suis plus revenue frapper à ta porte mais je suis LÀ, jusqu'au bout... LA LÀ.

dimanche 5 juillet 2026

Chant 12. ...O DRAWS. À Hedd Wyn . - Illustration musicale : " Paul, Emile & Henri" de Moussu T e Lei Jovents. - Première diffusion le 06.12.2029 - 32.


Les Nouveaux Chants du Mabinogi
- Seconde saison -
 de Christian-Edziré Déquesnes  
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
 
HEDD WYN 
- 1887-1917 -

 

Chant douzième - …O Draws.

 

…O Draws, yn Fflandrys, ar y fynwent fach yn Boezinge

Gwynt Ilwyd a gwlyb Ionawr.  …O Draws …Draws… O Draws.

Llais swynol, rhwng Langemarke ac Elverdinge – Be                                                     /carreg, tafodau gwyn -,

DRAWS ! Dan gân fud y claddiedig rhai, rhuir ffyrnigrwydd trais

Yr ymlad, yn ddi-baid, yn ddi-fudd… O Draws…

Draws… O Draws. Yn naddion ysbrydol ; ô dân a dur,

Mae gwenfflam ar led o hyd. O Draws, Draws… O…

O Draws… yn rhwygo wybrenau’n côf - Chi gît Hedd Wyn –

Yn y gaef, a oers côf gan yr wyn ? DRAWS !

Ebran y Hadd-dai, ar ymyl dôl y pabi… Draws… O

Draws… Daw awen i law teithiwr, cherdyn i gwpl bell…

… O Draws… O Draws… O Draws… O Draws… O Draws…

 

Poème en gallois et en vers arithmonyne de 10 mots. 

Traduction :

… de Trawsfynydd, en Flandres, sur le petit cimetière de Boezinge, / le souffle humide et gris de janvier. / Une voix courtisane, entre Langemark et Elverdinge, / - Langues de pierres, blanches tombales -. / Sous la musique mutique des dépouilles ensevelies, / à jamais résonne, brutale, la furie des combats. /

- CI-GIT HEDD WYN - / Fantomatiques, des copeaux de flammes et d’acier lacèrent, / En brasiers encore furieux, les cieux de nos mémoires. / Dans l’hiver, les moutons, destinés aux abattoirs se souviennent-ils ? /

En bordure des prairies de coquelicots / La jeune égérie de passage rédige une carte postale / à un vieux couple gallois… / …de Trawsfynydd.

 

Notes : Fort populaire en vertu de son état de poète, Hedd Wyn, le beau berger, avait la bienveillance des regards des filles de Trawsfynydd. Beaucoup en effet auraient bien aimé épouser l’homme aux vers de cristaux, et il le leur rendait bien. Malheureusement, aucune ne put mettre ses desseins à exécution car le pauvre bougre eut l’honneur de mourir en première ligne pour l’empire britannique. Ses œuvres complètes furent posthumément publiées en 1918.
Hedd Wyn (1887 – 1917) est l’un des plus grands poètes de langue galloise, et du XXème siècle ; son nom gallois n'apparait qu'au bas de la pierre de stéle grise de sa tombe car les soldats gallois étaient affublés d'un nom anglais pour pouvoir intégrer les rangs de l'armée britannique.

« A gwaedd y bechgyn lond y gwynt

A’u gwaed yb gymysg efo’r glaw. »

 

« Le cri des hommes emplit la brise

Et leur sang se mêle à la pluie. »

***

« Din ond ileuad borffor

Ar fin y mynydd ilwn ; »

 

« Il n’y a que la lune pourpre

Sur la crête de la pauvre montagne ; »

***

Le travail de Hedd Wyn a peu été traduit en anglais, rien n’est jamais paru en France, à l’exception de 8 poèmes retrouvés par Christian-Edziré Déquesnes, traduits par Christophe Bruneel et qui ont étés publier dans le supplément (collection Ré-apparitions)… -sous le titre PASSIONDALE (La vallée des passions)- …du numéro 10 de la pauvre revue PASSAGES. À noter que dans ce supplément figurent… - traduit par Lucien Suel,- quatre autres poèmes de l’Irlandais Francis Ledwidge qui comme Hedd Wyn, est mort le 31 juillet 1917 lors de l’offensive de Passiondale… -appelée aussi L’impasse sanglante- …dans le cadre de la troisième bataille d’Ypres.

En 1992, Paul Turner a consacré un film, « Hedd Wyn », à la vie et l’œuvre du poète. Nous vous le recommandons, ne serait-ce que pour la poésie qu’on y entend/

Enfin, le fantôme de Hedd Wyn apparaît déjà dans la première saison des Nouveaux chants du Mabigoni / chant huitième -To-ï két, brémints.

Hedd Wyn : Voir aussi la note du chant 8.

Trawfynydd : Au nord du Pays de Galles, village natal du poète gallois Hedd Wyn. Voir aussi la note du chant 8.

 

vendredi 3 juillet 2026

Régine d'Or - Sang et cendres ou la longue marche d"une Petite Fauvette... - Suite 12 du roman surromantique. - ..., Le dessin "Ange dev Caerddyn" est de S.O.D.A... - Illustration musicale : "Socialist/Chant/Radio 4." et "Radio 4. (mix symphony suite)" de P. I.L (Public Image Limited).

(Il faut de l'or pour rester à l'arrière, ils vont au front les fils de paysans - Moussu T de Massilia). Elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche et elle rencontre l'Homme au chapeau et il comprends presque aussitôt par ses confidences qu'elle est atteinte du syndrôme de diogêne, elle lui ouvre sa porte et le désastre est grave, elle marche et, afin de l'aider, elle accepte qu'il ait un premier rendez avec le maire : Le nécessaire va être fait, Monsieur, vous avez bien fait de venir me voir, nous ne pouvons pas vous laisser seul avec une pareille situation. Elle marche mais elle ne voit plus l'Homme au chapeau, Lui il a interpellé l'adjoint aux affaires sociales et logement, croisé lors d'une fête de la musique, qui quelques jours plus tard lui communique, via messenger !? (c'est très professionnel), un document qui devrait prouver que le nécessaire a bien été fait mais ce qui est transmis concerne une autre situation, une autre famille, il est écoeuré. Elle marche et elle sonne chez l'Homme au chapeau, elle a été agressé à 2h du matin, en face de chez elle, il lui ouvre sa porte, ils marchent pour récupérer ses lunettes sur le trottoir puis ils attendent la police qu'elle a appelé... la même année, elle marche toujours mais rien n'avance. Au sous-préfet, il écrit une longue lettre détaillée afin d'éffectuer un signalement pour personne trés vulnérable en danger, il estime qu'il y en va de sa dignité dans le cadre du devoir d'assistance à personne en danger, le courrier demeure sans réponse. Elle marche, elle ne voit plus l'Homme au chapeau, elle hérite de plus d'une dizaine de milles d'euros, elle est hébergé chez l'un, chez l'autre, elle n'est presque plus jamais dans son studio ; Elle marche, son héritage a fondu, "ils" lui ont, peu à peu tout soustiré, elle a même été cognée puis jetée à la rue, elle marche et retourne dans son studio, elle sort prendre l'air mais au retour "ils" ont changé les serrures alors que nous sommes encore en période hivernale, elle appelle l'Homme au chapeau au secours, elle n'a plus d'argent, son compte en banque a été cloturé, les versements de sa retraite reparte au CARSAT... Il l'héberge, elle fini par accepter qu'il demande un nouveau rendez vous avec le maire... Il ira seul car elle refuse de s'y rendre ; entre temps, il ont fait le nécessaire pour l'ouverture d'un compte dans une nouvelle autre banque, la conseillière de l'angence banquaire est à l'écoute et bienveillante. Quelques jour plus tard, elle marche puis elle peut récupérer un petit solde d'argent restant sur son ancien compte bloqué, mais tout l'héritage est bien envolé, quand un versement pour sa retraite arrive sur son nouveau, elle passe commande pour un téléphone, son premier téléphone tactile, puis elle rembourse rubis sur l'ongle l'argent que lui a avancé pour se nourrir, acheter ses cigarettes et des produits d'hygiéne, de soins corporels. Ils ont rencontré des travailleurs sociaux, du 115 d'urgence, de la Maison Solidarité Départemental, aucun du CCAS qui botte visiblement toujours en touche... et aucune réelles initiatives concrétes n'a jamais été prise pour gérer la situation, à l'exception du maire qui lors du second rendez vous apporte bien une preuve qu'il a bien enclanché une requette vers le procureur de La République pour une mise sous tutelle pour protection, suite à la première rencontre mais pour suite, il y a eu... RIEN ??? / Elle marche mais bientôt ailleurs, elle a voulu retourner dans son studio pour faire des sacs destinés aux ordures et la déchetterie, le soir, elle n'est pas revenue chez l'Homme au chapeau. le lendemain, il est allé aux nouvelles, les ouvriers qui travaillent disent qu'ils ont vu Régine d'Or sortir. Le surlendemain, l'Homme au chapeau laisse un message sur sa porte, un autre dans sa boite aux lettres car son nouveau téléphone elle peux le récupérer à la poste, aussi il a obtenu un rendez vous pour un éventuel nouveau appartement pour elle... Elle marche ailleurs, pensent-ils, elle est retournée vers ses mauvaises fréquentations. Quelques jours plus tard, il récupére le téléphone car la poste a envoyé plusieurs messages pour signifier qu'il faut le retirer au plus vite sinon le petit colis retourne à l'envoyeur, il a pu récupérer le téléphone et il est heureux venir lui apporter... Quand il arrive chez elle, les ouvriers lui annoncent que les pompiers appelés à cause de mauvaises odeurs viennent de repartir... Le corps de Régine d'Or a été retrouvée, dans son studio, sans vie. Elle marche... ailleurs...