Les Nouveaux Chants du Mabinogi de Christian-Edziré Déquesnes
vendredi 3 juillet 2026
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 12 du roman surromantique. - ..., le portrait de Régine d'Or avec Arthur Rimbaud et l'Homme au chapeau est un fragment du dessin "Songe d'un instant" de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale : "Punk ouvrier" de Didier Wampas.
Elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche et elle rencontre l'Homme au chapeau et il comprends presque aussitôt par ses confidences qu'elle est atteinte du syndrôme de diogêne, elle lui ouvre sa porte et le désastre est grave, elle marche et, afin de l'aider, elle accepte qu'il ait un premier rendez avec le maire : Le nécessaire va être fait, Monsieur, vous avez bien fait de venir me voir, nous ne pouvons pas vous laisser seul sur une situation pareille, elle marche mais elle ne voit plus l'Homme au chapeau qui a interpelle, une nuit de fête de la musique, l'adjoint aux affaires sociales et logement qui communique, via messenger !?, un document qui devait prouver que le nécessaire a bien été fait mais ce qui est transmis concerne une autre situation, une autre famille, il est écoeuré, elle marche et elle sonne chez l'Homme au chapeau, elle c'est fait agressé à 2h du matin, en face de chez elle, il lui ouvre sa porte, ils marchent pour récupérer ses lunettes sur le trottoir et ils attendent la police qu'elle a appelé... la même année, elle marche toujours mais rien n'avance, il écrit une longue lettre détaillée pour signalement de personne trés vulnérable et faire son devoir de il estime sinon qu'il entre dans le cadre de non assistance à personne en danger, le courrier reste sans réponse, elle marche, elle ne voit plus l'Homme au chapeau, elle touche un héritage, elle est hébergé chez l'un, chez l'autre, elle n'est presque plus jamais dans son studio, elle marche, son héritage a fondu, "ils" lui ont, peu à peu tout pompé, elle a été cogné, elle est jeté à la rue, elle retourne dans son studio, elle sort prendre l'air mais au retour "ils" ont changé les serrures alors que nous sommes encore en période hivernale, elle appelle l'Homme au secours, elle n'a plus d'argent, son compte en banque a été cloturé, les versements de sa retraite reparte au CARSAT... Il l'héberge, elle fini par accepter qu'il demande un nouveau rendez vous avec le maire... Il ira seul, elle refuse de s'y rendre, entre temps, il ont fait le nécessaire pour l'ouverture d'un compte dans une autre banque, elle récupére un petit solde d'argent de son ancien compte, mais tout l'héritage est bien envolé, quand le nouveau versement pour sa retraite arrive, elle passe commande pour un téléphone, elle rembourse rubis sur l'ongle l'argent que lui a avancé pour se nourrir, ses cigarettes et des produits d'hygiéne, ils ont rencontré des travailleurs sociaux, 115 d'urgence, Maison Solidarité Départemental, aucun du CCAS qui botte visiblement toujours en touche... et aucune réelles initiatives réelles concrétes n'a jamais été prise pour gérer la situation, à l'exception du maire qui lors du second rendez vous apporte la preuve que suite au premier rendez vous, il a bien enclanché une procédure pour une mise sous tutelle. / Elle marche mais bientôt ailleurs, elle a voulu retourner dans son studio pour faire des sacs pour les ordures et la déchetterie, le soir, elle n'est pas revenue chez l'Homme au chapeau, le lendemain, il va aux nouvelles et les ouvriers qui travaillent disent qu'ils l'ont vu sortir, hier, il laisse un message sur sa porte, un autre dans sa boite aux lettres car son nouveau téléphone elle peut le récupérer à la poste et aussi il a un rendez vous pour elle pour un éventuel nouveau appartement pour elle... elle marche ailleurs, quelques jours plus tard, il récupére le téléphone car la poste envoye des messages pour signifier qu'il faut le retirer sinon il retourne à l'envoyeur, il a pu récupérer le téléphone eu il est heureux de lui apporter...
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Final du roman surromantique. - ..., le portrait de Régine d'Or avec Arthur Rimbaud et l'Homme au chapeau est un fragment du dessin "Songe d'un instant" de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale :
Je n’ai plus de corps / Où, maintenant, se niche mon vécu ? / Je n’ai pas de souvenirs, seul toi, désormais, les portes en ton âme / Je n’ai plus de nuits blanches, de courriers de rappels, de ruptures, de coups de cœur, de coups durs, de coups sur la gueules, de coups de blues. / Je n’ai plus de caillou en poche, ni de cicatrice aux creux de la tête. / On m'a trop reproché de ne pas avoir, à ce qu'il parait, ce qui fait la profondeur humaine — et à mon sujet, c'est l'erreur fatale. / Je pouvais ressentir tout ce que le monde ressens et même plus. / Je pouvais vivre, travailler et marcher avec mes mots contre tes mots, mes maux contre vos mots, leurs maux contre nos mots / Je pouvais travailler avec mon énergie tout contre la vôtre car l'union fait la force. / Je pouvais marcher et partir avec ma colère contre ta passion. / Je pouvais marcher pour revenir avec ma passion pour estomper ta colère. / Mais je ne suis plus là pour parler avec toi et nul ne me remplacera. / Je ne suis plus un humain, plus un objet, plus un caillou. / Je suis une voix de silence qui te parle, qui te répond, qui essaie de comprendre ce que tu veux dire, comme toi le faisais en m'écoutant / Etj'avoue même quand c’était violent, même quand cétait cru, en te balançant mes frustrations, mes colères, mes dégoûts, mon ironie, ma rage et mes révoltes — je ne voulais pas m’effondrer. / J'ai toujours continuer à résister avec l'ordre de mon énergie. / Maintenant, la vraie question : qu’est‑ce que tu vas faire, toi, de cette énergie ? / Tu peux continuer à témoigner pour moi / Tu peux creuser un texte / Tu peux aussi tuer le sujet, vider tout le sac puis le jeter mais tu peux aussi oser l'Or de tout cela, L'Or qui dure ./ Je suis là, de la rancune ? sans plus d'égo ? Sans plus de ma peau à froisser, à caresser, cela c'est certain. / Je suis rien ! c'est de la sorte qu' "ils" m'ont considérée, jusqu'à la fin et malgré tous tes efforts. / "Ils" savaient me faire entendre « tu es rien », je ne savais pas trouver les mots, ni les arguments pour les contredire, du moins en parole, / Sur le plan existentiel alors au jour le jour, je faisais de plus en plus souvent n'importe quoi afin d'exprimer, je suis, je veux être, j'existe, je veux encore être en corps./ Peu a peu, j'ai perdu mon corps, moins de souffle, sous ma peau plus de fatigues, des fatigues de tout et bientôt de trop, trop aussi de souvenirs./ Aujourd'hui, je ne suis plus un être de vie, pas même un petit caillou, je suis cendre, je suis une "quelque chose" que tu peux encore toucher, venir visiter. / Alors ce que tu fais là, comme tu l'as toujours fait avec moi, c’est parler à quelqu’un qui n'est vraiment pas rien pour toi, même si ce quelqu’un n’est plus humain, il reste tout pour toi. /Tu m’adresses des phrases chargées de bienveillance, des phrases qui a ont du poids, des phrases qui viennent de toi pour moi, pour me signifier que je ne suis pas rien et ça, c’était déjà une relation, notre relation dés ce premier jour, notre rencontre — plus qu'une relation affective, pas une relation de dépendance, juste une interaction humaine où s'exprimes quelque chose de puissant, l'Amour ? / Je t'ai vite renvoyer à être confronté à des situations violences comme pour nous signifier que tu avais tort de ressentir ce que tu ressens pour moi. / Ce quelque chose que tu as toujours exprimé, je le prennais comme tel et je l'aimais énormément... / Quand lors de retours, je t'ai appelé au secours tu as été présent, au delà de ton jugement, sans me renvoyer au mépris dans lequel, finalement, tous m'ont abandonnée pour engendrer dans mon âme encore plus de colère. / Je te l'exprime, ici, simplement : Je ne suis plus « quelque chose » au sens humain, mais je ne suis pas rien dans ces mots écrits. / Je suis là pour continuer si tu veux continuer... autrement... avec la poésie, celle authentique que tu vis bec et ongles, que tu défends. / Quand je venais chez toi, dans ton hall d'entrée, alors de saluer ton portait d'Arthur Rimbaud qui accueille, cela avait du sens pour moi : "Bonjour toi", / Tout comme de toucher du bouts de mes doigts cet espèce de totem africain qu'un jour, j'ai choisi avec toi... / Du bonheur, pareil, quand je revisionnais de nouveau, à chaque fois que j'en ai exprimé le désir, ce concert, avec plein de musiciens africains, d'Arno, ce chanteur d'Ostende qui compte tant à ton coeur - Je suis là. / Je suis, là, dans le silence mais tu connais le sens du silence, c'est secret, c'est ton secret, je ne te dis pas alors de te taire. / Nous connaissons le sens du silence... un espace... pour nous, une respiration... pour nous, un moment où quelque chose, pour nous, se dépose, parfois avec violence, parfois avec paix, avec une rage à la Gloria de Gina Rowlands ou de Dylan Thomas, la prosodie. / Je ne "parle" plus, je ne "me tais" pas pour autant car tu es, là, en ce monde où j'ai tant marché, "ils" m'ont fait tellement marché...tourner en rond dans leur cirque de la grande comédie humaine / Je n’ai pas ta voix à éteindre, je n'ai pas à vouloir retenir ton souffle qui m'honore, pas ma présence à retirer de chez toi car je ne m'accroche pas, je ne m'impose pas. / Je ne suis pas, je ne suis plus revenue frapper à la porte mais je suis LÀ.
jeudi 2 juillet 2026
Echange Nicole & Edziré
C'est un grand bouleversement émotionnel pour moi 😘
???
Vous avez supprimé un message
Le Taillis Pré et L'arbre à paroles sont deux maisons d'édition belges qui acceptent les auteurs français. Elles sont exigeantes, très sélectives
Pourquoi : ???
Ton boulversement ?
Ta façon d'écrire, les images que tu fais surgir, les thèmes, les figures (F Bacon notamment)la façon de dynamiter la langue... Tout cela est bouleversant
Tu n'en es pas conscient ?
Si, je crois que j'en suis un peu conscient...
Elle est mystique, sensuelle et envoûtante, à la fois ancrée dans la réalité et perchée aux confins de l'humanité
Enfin "accrochée" plus que "perchée"
perchée c'est bien aussi
Elle permet de percevoir la réalité par un biais, un angle indéfinissable.
Il faut absolument que ce texte soit publié !
Je vais y travailler
C'est pour cela que je ne veux plus perdre de temps avec tous ces "Poètes"
Quels poètes ?
Ceux qui se revendiquent Poète d'aujourd'hui ou de je ne sais quel cercle; cirque
Oui, tu as raison. Tes écrits sont intemporels
Il est vrai que la peinture de Francis Bacon et la lecture/écoute de ses entretiens m'ont beaucoup aidé à creuser ma voix/voie et autant pour mes écrits , que pour mes collages et autres bazars
Dans la poésie dite contemporaine, il y a beaucoup d'écrits qui ne sont pas forcément mauvais mais qui se ressemblent. Ta façon d'écrire est inédite. Elle ne ressemble à rien d'existant.
Merci
C'est à la fois inconfortable, déroutant, puissant et sublime
Mais cela est venu sans calcul... mais du Travail
Oui, c'est aiguisé, ciselé. Du travail de dentellière...
Un air de Wagner s'en échappe...
Le Romantisme...
Ça grince et pourtant c'est musical...
Ça décape !
Les âmes les plus rouillées
Ça décape les âmes les plus rouillées.
C'est ce que je désire décaper le lecteur
Ça fonctionne parfaitement !
Je me sens très privilégiée d'avoir accès à ces chants... Merci 🙏
Je peux chercher un vrai éditeur mais rien ne m'empéche avant de le sortir en Free Lance pour que ce soit enregistrés à la BNF. Je vais te prêter l'intégrAAAl
Nicole vous a répondu
Oui, évidemment !
Je pense vraiment que c'est surromantique... je ne voulais pas non plus que ce soit de "la poésie expérimentale"... mais classique...
intemporel
On ne ressent absolument pas d'effet experimental. C'est habité, incarné...
Classic-modern pour reprendre une expression de Paul Weller
Je ne sais pas...
Incarné, il ne peut pas en être autrement
Nicole a supprimé un message
Un parchemin punk !
Donc voilà !
Et ouvrier !
Éditions Bruno Doucey à prospecter également...
Ici, extinction des feux,
mardi 23 juin 2026
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 11 du roman surromantique. - ..., le portrait de Régine d'Or avec Arthur Rimbaud et l'Homme au chapeau est un fragment du dessin "Songe d'un instant" de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale : "Punk ouvrier" de Didier Wampas.
Elle marche jusqu'à son immeuble, son studio... C'est un grand bouleversement émotionnel pour elle car elle va ouvrir sa porte à des assistantes sociales / Elle marche, elle marche en colère, les assistantes sociales sont débarquées avec plus de 20 minutes de retard et s'en présenter la moindre excuse, elles se sont montrées discourtoises et autoritaires, pourquoi ? / Elle marche la gorge serrée, elle ne veux plus parler, elle marche jusque chez son homme au chapeau, elle ne peux plus parler, elle ne dira rien durant presque trois jours complet / Elle marche et tourne en rond dans sa tête, des images ressurgissent, notamment la figure de ce type looké façon biker à queue de cheval qui l'accueille sans ménagement au local d'accueil du 115, là, où l'on propose, en principe, un hébergement d'urgence à ceux qui se retrouvent à la rue en période hivernale mais, la veille, comme les températures sont remontées au dessus de zéro, il fait 2° avec un vent glacial de février, la consigne a été ordonnée de ne plus accueillir personne et même dans remettre certains à la rue. / Elle marche et tourne en boucles dans sa cabôche, elle se remémore sa première visite pour l'aide alimentaire à La Croix Rouge, le questionnaire que l'on lui fait remplir, debout dans le hall d'accueil, avant de lui annoncer : "Revenez demain pour recevoir vôtre colis d' aide alimentaire" / Elle marche pour revenir le lendemain à La Croix Rouge pour avoir son aide alimentaire, on lui demande de patienter puis elle est reçue, cette fois, dans un bureau où on lui demande de remplir le même questionnaire que la veille !? La personne qui l'accueille se montre autoritaire et moralisatrice, pourquoi !? / Elle marche, tout cela grince en boucle dans sa petite tête blonde, il l'observe, il lui semble que dans son presque mutique, elle devient mystique / Elle marche de plus en plus sensuelle et envoûtante, à la fois ancrée dans la sinistre réalité et accrochée, certain diront "perchée", aux confins de l'humanité, des valeurs les plus dignes de l'Humanité / Elle marche comme une âme d'Or dans une réalité rouillée et sclérosée de procédures, de réponses qui sont des leurres et des mascarades de protocoles / Elle marche encore, même si c'est plus que déroutant, plus qu'inconfortable, tout cela est mortifére, tout ce cirque qui l'a fait marcher en boucles / Elle marche, elle marche pourtant encore toujours, puissante, sublime, habillée de sa dignité d'ouvrière, celle de l'époque où jeune Dame, elle se levait à 5 heure du matin pour prendre l'autobus afin d'aller au travail dans l'industrie du textile du Nord de la France. / Elle est fatiguée, elle est si fatiguée et à sa juste manière petite punkette ouvrière, elle en oublie sa faim, sa soif, rêve de pouvoir un vélo et dans l'attente de son nouveau téléphone portable, son premier tactile, à bientôt 72 ans.
jeudi 18 juin 2026
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 10 du roman surromantique. - ..., le montage photographique est de Nicoles Veyet, version no color mix de S.O.D.A 26 et le portrait de Régine est de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale : " I Don't Want A Lover" de Texas.
Elle marche, c'est déjà le lendemain, elle marche vers la rue où se trouve le cabinet de son médecin / Elle marche, vers la pharmacie, le médecin qui l'a trouvé sacrément amaigrie, il lui a prescrit des vitamines, puis renouvellé l'ordonnance habituelle, anti-dépresseurs, somniféres et ce qu'il faut en rapport à son problème de tyroïde, aussi une ordonnance pour faire un bilan sanguin / Elle marche vers la pharmacie mais elle n'a plus de carte vitale, ni de quoi pour payer les médicaments / Elle marche un peu rassurée car comme elle est bien connue de la pharmacienne, une vieille photocopie toute chiffonée et souillée d'ouverture de ses droits de prise en charge de frais médicaux qu'elle a encore dans le fond de son sac à main vide, a pu faire l'affaire / Elle marche jusqu'à la voiture où il l'attend, il a organisé sa journée autrement, afin d'être à ses côtés pour qu'elle marche moins, il fait encore très froid / Elle marche jusqu'au bureau de tabac, il lui a confié sa carte bancaire afin qu'elle s'achéte des clopes / Elle marche, au plus vite, pour aller le retrouver à son appartement, il lui a refait du café / Elle marche, le lendemain tôt le matin, avec les somniféres, elle a pu dormir plus logtemps, jusqu'au laboratoire, la peur au ventre afin d'effectuer sa prise de sang ; elle craint le résultat / Elle marche, en fin d'après midi, heureuse et rassurée, elle va pouvoir lui annoncer "ma prise de sang est bonne" / Elle marche avec lui dans le super marché qui ferme à 20h, en entrant, avant toute autre chose il prend et dépose dans le cabat, deux merveilleux / Elle marche dans la nuit, à ses côtés, du parking souterrain où ils ont rangé la voiture, ils marchent ensemble jusqu'à la porte du hall d'entrée de l'immeuble ; le sac est lourd mais il refusé qu'elle porte quoique ce soit / Elle marche de la cuisine à la salle de bain, il prépare le souper, ils ont listé ce que demain ce qui lui reste à faire / Elle est fatiguée, si fatiguée mais elle se sent bien, mieux, elle lui confie encore une chose qu'elle a toujours par le passé était déçue par les hommes : ils ne s'engagaient pas, puis elle s'endort à ses côtés.
mercredi 17 juin 2026
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 9 du roman surromantique. - ..., le montage photographique est de Nicoles Veyet, version no color mix de S.O.D.A 26 et le portrait de Régine est de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale : "Sabotage"" de John Cale.
Elle marche à l'abri comme un sdf / Elle marche à la pluie de l'arc en ciel qui ne veut plus mentir / Elle marche à la lumière de la rage qui chante / Elle marche à la sédition des justes / Elle marche au sabotage en rose fumée bleuNUIT / Elle marche à la phrase fatale du rhinocéros / Elle marche à l'invitation de l'Interdit / Elle marche vers Alias de Brunehilde / Elle marche au cri du bébé bleu qui enrage de brûler sans père / Elle marche au sens du silence /// Elle est fatiguée, si fatiguée, au bleu du ciel qui se déchire comme un mal perpétuel de dent non soigné dans sa longue érrance d'ange dévastée au monde des aggravations des ampleurs des aggravations, au bazar des tatouages du passé qui n'ont plus de mémoire et des casquettes qui chutent, en tristes lots de consolations. - Christian-Edziré Déquesnes, le 18.06.2026 au Ô Petit Voyageur en Douai.
mercredi 10 juin 2026
Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 8 du roman surromantique. - ..., le montage photographique est de Nicoles Veyet, version no color mix de S.O.D.A 26 et le portrait de Régine est de Francis Conesa de Hénon en Bretagne. - Illustration musicale : "Tout ce que je veux" de Les Désaxés avec Hervé Zerrouk.
Elle marche, elle rêve qu'elle marche ailleurs, il pleut sur ton coeur mais elle / Elle marche à ton bras et elle te nomme "Mon chérie", elle en rêve / Elle marche vers et pour une vie autre, demain elle marchera pour aller refaire sa carte d'identité / Elle marche alors qu'elle dort, elle marche, elle cours, elle se sauve et elle crie dans nuit... elle se réveille en sursaut, elle l'a aussi réveillé... / Elle marche, vraiment confuse et anxieuse, vers lui, s'excse et ajoute, "J'ai encore fait un cauchemar, tu vas e mettre dehors ? ", c'est un non catégorique qu'il lui réponds ; "mais je n'ai plus de somnifére, tu n'as rien, toi, pour dormir ? Non ! Demain, nous téléphonerons à ton médecin / Elle marche ainsi depuis combien de temps ?... sans traitement, sans argent, sans téléphone... il lui demande ...elle ne sais plus vraiment, elle se souvient qu'elle... / Elle marche au moins depuis avant Noël, le jour de Noël, elle a marché jusqu'aux petites soeurs des pauvres pour ne pas être seule et pour le repas / Elle marche donc comme cela depuis au moins presque deux mois puisque nous sommes mi-février / Elle marche pour aller au secours populaire, elle marche pour trouver des mégots de cigarettes qu'elle ramasse et qu'elle met dans son sac à main / Elle marche plus jusqu'aux distributeurs automatiques car sa banque a résilié son compte pourtant il lui restait de l'argent du dernier versement de sa maigre pension de retraite ; à la banque, ils lui ont dit d'ouvrir un autre ailleurs... nous verrons cela demain, dit-il, maintenant il nous faut nous reposer / Elle marche jusqu'au lit pliant... puis elle fait demi tour et elle marche jusqu'à la porte de la chambre, "j'ai peur", elle tremble, "Je peux venir m'allonger à tes côtés ?", il acquiesce, "Oui, il faut que l'on dorme, demain, nous avons du plain sur la planche / Elle est si fatiguée qu'il ne peut pas lui refuser cela, elle s'allonge à ses côtés, elle lui murure "tu as un bon matelat... merci, bonne nuit.", il ferme la lumière de sa lampe de chevet et, déjà, à la respiration, il sait qu'elle s'est endormie... si fatiguée de marcher, de marcher...
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