Elle marche à l'abri comme un sdf / Elle marche à la pluie de l'arc en ciel qui ne veut plus mentir / Elle marche à la lumière de la rage qui chante / Elle marche à la sédition des justes / Elle marche au sabotage en rose fumée bleuNUIT / Elle marche à la phrase fatale du rhinocéros / Elle marche à l'invitation de l'Interdit / Elle marche vers Alias de Brunehilde / Elle marche au cri du bébé bleu qui enrage de brûler sans père / Elle marche au sens du silence /// Elle est fatiguée, si fatiguée, au bleu du ciel qui se déchire comme un mal perpétuel de dent non soigné dans sa longue érrance d'ange dévastée au monde des aggravations des ampleurs des aggravations, au bazar des tatouages du passé qui n'ont plus de mémoire et des casquettes qui chutent, en tristes lots de consolations. - Christian-Edziré Déquesnes, le 18.06.2026 au Ô Petit Voyageur en Douai.
Elle marche, elle rêve qu'elle marche ailleurs, il pleut sur ton coeur mais elle / Elle marche à ton bras et elle te nomme "Mon chérie", elle en rêve / Elle marche vers et pour une vie autre, demain elle marchera pour aller refaire sa carte d'identité / Elle marche alors qu'elle dort, elle marche, elle cours, elle se sauve et elle crie dans nuit... elle se réveille en sursaut, elle l'a aussi réveillé... / Elle marche, vraiment confuse et anxieuse, vers lui, s'excse et ajoute, "J'ai encore fait un cauchemar, tu vas e mettre dehors ? ", c'est un non catégorique qu'il lui réponds ; "mais je n'ai plus de somnifére, tu n'as rien, toi, pour dormir ? Non ! Demain, nous téléphonerons à ton médecin / Elle marche ainsi depuis combien de temps ?... sans traitement, sans argent, sans téléphone... il lui demande ...elle ne sais plus vraiment, elle se souvient qu'elle... / Elle marche au moins depuis avant Noël, le jour de Noël, elle a marché jusqu'aux petites soeurs des pauvres pour ne pas être seule et pour le repas / Elle marche donc comme cela depuis au moins presque deux mois puisque nous sommes mi-février / Elle marche pour aller au secours populaire, elle marche pour trouver des mégots de cigarettes qu'elle ramasse et qu'elle met dans son sac à main / Elle marche plus jusqu'aux distributeurs automatiques car sa banque a résilié son compte pourtant il lui restait de l'argent du dernier versement de sa maigre pension de retraite ; à la banque, ils lui ont dit d'ouvrir un autre ailleurs... nous verrons cela demain, dit-il, maintenant il nous faut nous reposer / Elle marche jusqu'au lit pliant... puis elle fait demi tour et elle marche jusqu'à la porte de la chambre, "j'ai peur", elle tremble, "Je peux venir m'allonger à tes côtés ?", il acquiesce, "Oui, il faut que l'on dorme, demain, nous avons du plain sur la planche / Elle est si fatiguée qu'il ne peut pas lui refuser cela, elle s'allonge à ses côtés, elle lui murure "tu as un bon matelat... merci, bonne nuit.", il ferme la lumière de sa lampe de chevet et, déjà, à la respiration, il sait qu'elle s'est endormie... si fatiguée de marcher, de marcher...
Le syndrome de Diogène et la notion de carapace se rejoignent profondément : tous deux décrivent une manière de se protéger du monde lorsque celui‑ci est vécu comme menaçant, intrusif ou insupportable. La « carapace » n’est pas un concept psychiatrique officiel, mais une métaphore très utilisée en psychologie clinique pour décrire un mécanisme de défense. Voici comment les deux notions s’articulent. - 1. Le syndrome de Diogène : un effondrement + une protection extrême - Le syndrome de Diogène associe trois éléments majeurs : incurie extrême (hygiène corporelle et domestique) - accumulation compulsive d’objets (syllogomanie) (vêtement chez Régine) - isolement social massif avec refus d’aide - Ce refus d’aide est même considéré comme le critère principal du syndrome : la personne « aurait besoin de tout mais ne demande rien » . -Psychologiquement, ce tableau n’est pas un choix de vie mais un effondrement des capacités d’organisation, de soin de soi et de jugement, souvent lié à : une démence, une dépression, un traumatisme, un isolement prolongé. 2. La « carapace » : un mécanisme de défense
La carapace désigne, en psychologie, une stratégie de protection psychique.
Elle peut prendre plusieurs formes :
retrait social,
méfiance,
refus d’aide,
rigidité comportementale,
enfermement dans un monde intérieur.
Elle apparaît lorsque la personne a vécu :
des pertes, (
des humiliations,
des ruptures,
des intrusions,
ou un sentiment d’impuissance.
La carapace sert à éviter la souffrance, mais elle finit par empêcher tout contact réparateur.
3. Comment les deux notions se rejoignent
Dans le syndrome de Diogène, l’accumulation, l’isolement et le refus d’aide fonctionnent comme une carapace comportementale.
L’accumulation comme barrière
Les objets forment une muraille physique qui protège du monde extérieur.
Ils créent un territoire où personne ne peut entrer sans violence symbolique.
L’incurie comme écran
Ne plus se laver, ne plus ranger, ne plus ouvrir la porte :
c’est une manière de se rendre inapprochable, de décourager les intrusions. - Le refus d’aide comme défense ultime
La personne vit l’aide comme une menace - menace de jugement,
menace de perte de contrôle,
menace de dévoilement.
Ce refus est une carapace relationnelle.
L’isolement comme refuge
Le retrait social protège de la honte, du regard d’autrui, de la vulnérabilité.
4. Pourquoi cette carapace devient destructrice
Comme toute défense extrême, la carapace finit par :
aggraver l’isolement,
empêcher les soins,
augmenter les risques médicaux,
renforcer la honte,
accélérer le déclin cognitif (notamment chez les personnes âgées).
Les études montrent un risque de mortalité élevé dans les 1 à 4 ans après repérage du syndrome .
Elle marche, La pluie chante surromantique, comme une plainte électrique ruinée... / Elle marche, en face de l'immeuble, elle est sortie de l'appartement, sans faire de bruit, il ne dormait pas, elle lui a dit "Je me suis réveillée et j'ai besoin de prendre l'air, je n'arrive pas à me rendormir..." / Elle marche et elle regarde au sol si elle ne trouve pas des mégots de cigarettes, elle a desoin de sa dose de nicotine / Elle marche, elle n'a pas osé lui dire qu'elle n'a plus de clops, qu'elle n'a plus de somniféres, plus de traitement pour sa tyroïde, qu'elle n'a plus aucun papier / Elle marche vers la porte d'entrée, elle a trouvé par terre ce qu'elle espérait trouver, elle sonne à l'interphone, il lui ouvre... / Elle marche dans le hall d'entrée qu'elle traverse pour prendre l'escalier... / Elle marche jusqu'à la porte de l'appartement qu'il a laissé entre ouverte... il l'attend dans la cuisine, il a fait du café / Elle marche jusqu'à lui, il est assis, à ses côtés, elle fait de même et elle raconte... / Elle marche, une nuit seule au milieu de la voie de bus désertée à cette heure çi / Elle marche le visage tuméfié car il y a quelques heures la personne chez qui elle était hébergé depuis quelque temps à pêter un cable au beau millieu de la fête / Elle marche en serrant son sac à main contre sa poitrine, dedans sa carte bancaire qu'elle n'a plus voulu prêter / Elle marche pour aller se réfugier dans son studio qui est devenu plus de rebutant, elle a entendu, il y a quelque temps déjà, qu'elle aurait le syndrôme de Diogène / Elle marche bien décidé, demain à aller chez les flics pour porter plainte car au cours de la fête, on lui a vôlé son téléphone, puis on l'a cognée / Elle marche parce qu'elle a été jetée dehors, au delà de minuit, dans le froid, dans quelques jours c'est Noël / Elle marche en pensant à tout ce qu'il faudra marcher demain, de nouveau le commissariat de Police, aller prendre un rendez vous auprès de la secrétaire de son médecin pour que lui soit délivrer une nouvelle ordonnance... / Elle est fatiguée, si fatiguée, elle aimerait être au bord de La Mer du Nord, à Berck où elle allait jadis avec son père, elle aimerait être en été à Berck avec sur elle juste une petite robe d'été légére et aux couleurs qui pêtent, elle aimerait être dans le dernier été du siécle.
Elle marche, il pleut sur mon coeur, elle marche, elle tourne en rond dans l'appart' de son homme au chapeau qui téléphone au numéro d’urgence pour les personnes sans abri, au 115. / Elle marche, anxieuse, d'une pièce à l'autre, de la cuisine à la grande pièce à vivre, le chat la suit... / Elle marche avec le chat qui l'a adoptée dés qu'il l'a vu, elle entend l'homme au chapeau qui dit au téléphone, dans la grande pièce, au 115 "mais ce n'est pas normal, nous sommes encore en période hivernale..." / Elle marche, elle a pris le chat dans ses bras pour aller dans la cuisine, lui qui ne se laisse jamais attrapper, l'homme au chapeau en a terminé avec le 115, visiblement il est en colère / Elle marche de la cuisine à la salle à la salle car il l'appelé... il lui annonce "le 115 ne prend plus personne car il ne gêle plus, ils ont reçu des consignes à midi, ils ont même du renvoyer des gens à la rue" - Température extérieure 2° ! et effacement d'une mesure gouvernementale / Elle marche maintenant à côté de lui, ils sont ressortis ; il lui a dit "Si tu le désires, tu peux dormir ici dans un lit pliant, mais avant que veux-tu manger ? je n'ai plus grand chose ici, il faut aller faire des courses" / Elle marche bientôt dans le petit super marché qui ferme à 20h, elle lui a dit "je n'ai pas d'argent, je n'ai plus de carte bancaire", il répond "Ce n'est pas grave Régine, prend ce que tu veux pour toi ce soir et ton petit déjeuné demain matin, pour reprendre des force car tu vas devoir bouger" / Elle marche entre les rayons, elle exprime que "C'est bien ici, c'est calme", steaks hachés, pain, beurre, confiture, à chaque fois elle demande si ce n'est pas de trop / Elle marche à côté de lui vers les caisse, il remarque que, discétement, elle regarde vers le rayon des patisseries, il lui dit "va te prendre un bon dessert", elle répond "je peux", en lui souriant, il acquiesse d'un hochement de tête / Elle marche jusqu'aux patisseries aprés lui avoir dit "dés que je vais le pouvoir, je vais tout te rembourser"... elle revient vers lui qui est aux caisses, elle est de retour avec deux merveilleux... / ...Elle est fatiguée, après avoir souper, pris un bain pendant qu'il prépare le lit pliant de secours, elle enfile les quelques fringues qu'il lui a sorti du placard de sa chambre... Elle s'endort trés vite sous une couette bleue et dans le peignoir de bain qu'elle a demandé de pouvoir garder sur elle, tellemment elle a encore froid... Ah, oui ! manger silencieusement un délice ces deux merveilleux.
1. Elle marche dans la nuit qui tombe, il pleut sur l'hivers qui touche à sa fin, le long du boulevard de La République / Elle marche, elle désire rentrer chez elle, elle y dors le moins possible désormais, mais les serrures ont été changées / Elle marche dans la panique, l'agence immobilière était fermée et elle n'a plus de téléphone / Elle marche et elle aperçois sur le trottoir d'en face, l'homme au chapeau qui l'a déjà tant aidé, elle l'appelle "Au secours !", il lui crie "viens !" / Elle marche jusqu'à lui, elle commence à lui expliquer, elle grelotte, le vent et si froid, il l'invite à monter chez lui, elle s'expliquera, là haut au chaud / Elle marche à ses côtés, bientôt là haut, il lui fait le meilleur café possible et surtout bien chaud, elle se raconte / Elle marche dans la ville depuis le début de l'après midi car elle n'a pas pu ouvrir la porte de son studio, les ouvriers qui travaillent à restaurer l'immeuble, lui ont annoncé qu'ils ont reçu la consigne de changer les serrures des portes d'entrée de l'immeuble et de son studio, puis ils lui communique l'adresse de l'agence qui a désormais une succursale dans la ville où elle réside / Elle marche, agence fermée. Le changement de serrures par un propriétaire est totalement illégal en période hivernale mais effacement du respect de la loi... / Elle est fatiguée, elle marche toujours, elle confie à son homme au chapeau, "j'en ai marre de marcher, marcher, marcher... À suivre...
Elle marche, au delà de minuit, il pleut et elle écoute la pluie qui chante dans le silence de la nuit, dans le silence du boulevard de La République : O Marie Laveau la céleste trompette d'or de 'papa' / Oscar résonne dans l'office des cieux pour l'offrir / À illuminer, dépose non mariage au creux de vos mains / O Marie Laveau le spectre du coq Tintin avec l'os / Noir du chat accordent déjà leur bénédiction en forgeant forces / Pour votre union à l'unisson de vos enfants étoiles / O Marie Laveau les Docteurs Borgne et Piano se chargent / D'imprimer de par leurs Musiques en arabesques oiseaux or / Faire part à venir en vos noces écouter vos sarments / O Marie Laveau fleuries les petites filles d'honneur danseront / Comme étoiles à l'univers anges au pas du prince / Par la paix des saints aussi des justes et Jésus / O Marie Laveau Oscar 'papa' Célestin aime le sensuel manbo / De votre peau pâle la cascade de votre claire chevelure / Vos mots que vous inscrivez aux frontons de l'Humanité / O Marie Laveau ...de l'amour les quatre points cardinaux / Pour la danse magique de votre pain de votre lait / De vos fruits sur la table de Lui d'ici / O Marie Laveau acceptez la requête d'Oscar 'papa' Célestin / Qui arrive de si loin l'âme chargée de voeux / De partages pour vous couvrir en paix de juste lumière / O Marie Laveau son désir aussi à crever les cieux / Pour y inscrire à sa voûte son éternel serment / sarment / Qui chante encore bien d'autres choses au ruisseau sacré / O Marie Laveau Oscar 'papa' Célestin à vous est révélé / Pour à vos côtés continuer à longer le fleuve bleu / De la terre à l'Univers dans la pauvreté insondable / O Marie Laveau des âmes éveillées aux vérités de passages / En passages de corps en corps d'étoiles en étoiles / Peu importe Marie Laveau Oscar 'papa' Célestin si NOUS LÀ ! ( En vers arithmonynes de 10 pour LA NON DEMANDE EN MARIAGE À MARIE LAVEAU D'OSCAR 'PAPA' CELESTIN / (Ici, les figures mythologiques sont Louis Moreau Gottschalk et le Doctor John).
Regine marche dans cette ville où il va à contre courant, notamment aujourd'hui dans La Rue Four Saint Amé, il a toujours aimé y passer à cause de son mur de briques feux; elle le guide Régine qui marche... ; oui, il déambule à contre courant, bientôt une ancienne collégue de travail le reconnait, l'intérroge sur ce qu'il est devenu car depuis le temps... Elle le lui confie qu'après un burn-out, elle a changé de fonction, visiblement, aussi implicitement, d'avis à son sujet, alors il lui demande car il a appris, bien longtemps après quelle soit tombée, la disparition de celui qui était son alter-égo, alors l'ex cheffe de service lui apprend comment et pourquoi, cancer et alcoolisme, il est mort Miloud et qui en plus maintenant danse, il danse au son de Major Lance, il danse comme Régine marche, ils marchent au dessus du temps de singe des Amplifications des Ampleurs des Aggravations... Miloud s'élance dans sa dance éternelle comme la lame d'une âme d'or, comme une épée d'or...
Post face et pile ou Les quatre temps de l'écrit, un épilogue sans craie
Récit métaphorique à plusieurs registres, Les Chants des quatre nouvelles branches du Mabinogi de Christian-Edziré Déquesnes est aussi une recueil de textes structuré autour de grandes œuvres littéraires fortement imprégné d’autres disciplines : arts plastiques, musiques, palabres y sont autant de fils conducteurs incandescents pour atteindre la perspective suromantique qui suivra. Une mémoire pliée et dépliée en quatre thématiques ou orientations : artistique et littéraire car il s’agit d’un recueil de textes poétiques de la bouche temple éprouvés par le corps du poète. La langue s’y distingue en météore, en métaphore polysémique. La deuxième orientation qui serait peut-être le point de départ : la mythologie dilatée de l’humanité où finalement l’espoir s’entête face à la désillusion. Enfin, parce que gigantesquement, les ingénus éprouvent ce recul nécessaire à la compréhension des chutes et des remontées, la mémoire historique, autobiographique et biographique constituent les troisième et quatrième thématiques dans lesquelles le lecteur peut trouver sa propre nudité. Une base posée pour un onirisme éveillé à différentes échelles qui se superposent et se mélangent. Parce que son héros est en prise avec les errances percluses en toutes les joies : l’injustice, la condition H, l’amour ! Ce périple nous prend aux tripes par son refus du désenchantement et sa résistance foisonnante persiste après lecture.
I. Musique et artistique des langages, de l’écrit au geste et du geste à l’écrit
La langue poétique s’exprime ici par une combinaison de français et de picard où rythme et métrique se définissent en fonction des battements et des élans du cœur selon la loi anthropoémétrique universelle et à la connaissance sensitive et mentale de la Grande Picardie. Le tout dans une double pulsation où la concomitance des mouvements cadencés de punk blues beatnik disco rock’n’roll salsa disco est orchestrée par le premier de cordée de la citole1 enchantée du mani boogie. Des références musicales et poétiques telles des oiseaux aux cœurs envolés, ont parsemé les pops notes écrites à l’encre éclectique bleue. Ceux-ci viennent chanter leurs oraisons de funambules perchés à l’intérieur des têtes. Un chant gaélique avec des irrévérences et résurgences tourbillonantes extraites d’une mine de prières précieuses adressées aux plus humbles comme aux plus grands. Et c’est bien là toute sa force, face à la latéralité asymétrique du monde se tire la langue.
Lexis : En chemin sur les voies de traverse brodées du temps, s’élève peu à peu, une ode aux élixirs divins et farfelus, aux poisons du temps et à la démonstration d’une fusion avec les mille et uns désirs linguistiques et leurs cris lexicaux, leurs styles. Célébration poétique à l’image des variances de troubadours, changeant les rythmes et les thématiques pour une lecture au long cours, les branches du Mabinogi sur lesquelles le cœur du lecteur se pose avant l’envol grâce à la scansion à double rythme dans la violence contemporaine imaginale où se bousculent les siècles agités.
Le corps est immédiateté, une écriture gestuelle décalée des lieux communs par promenade incorporée. Dans le texte des parties sont citées de retour à la surface du verbe, entrechoquées : aiguilles, balafres, carcasse, chair, cervelle, crâne, cul, doigt, épaules, intestins, œil, ongle, poumon, tête, ventre. Mais un geste allié à celle de la chanson, la chanson de geste. Le caractère épique et fantastique de l’œuvre lié aux moyens d’expression dont elle évoque l’usage (palabre, chant, mimesis, cinéma), le recueil d’expériences qu’elle propose, la continuation du déroulement de traditions précédentes, tout ceci permet de discerner les trois types de chanson de geste communément reconnus bien qu’elle (l’œuvre) ne s’y réfère pas de façon explicite. En somme l’auteur est aussi trouvère du verset vrai et de l’oil le Tropàtor2 : le corps pensé/es dans le vif du sujet. Surgit d’une autre mémoire, Renaud de Montauban, et les Quatre Fils Aymon, chanson créée aux allentours de mille deux-cent dans laquelle les « barons rebelles » habitaient la Meuse et l’Ardenne. N’est-ce pas à cette époque que commença le cadrage, l’entrelacement des rythmes saisissant le corps, leur asujettissement et leur contrôle. Scansions, processions, pélerinages. Période des six ages et tripartition du temps... 3
Parlé picard, por dir quémin qu’cha va
Réveil des chants, épopées, évocations riches de références linguistiques et littéraires en langue picarde si chère à l’auteur qui nous en dévoile la splendeur et l’originalité par sa création nouvelle. Évoquant cette langue, Jacques Darras le rappelle : Ce qui (…) fait l’originalité d’une littérature picarde c’est (…) cette sensibilité au conflit culturel qui traverse les Moyen–Âge, lorsque par quelque phénomène inconscient la Picardie s‘est trouvée et révélée au point crucial de la dissolution de l’Europe des fiefs.4 Une similitude en ce début de siècle qu’il serait bien aventureux d’affirmer mais qui mérite toute notre attention pour ce qu’elle représente comme exemple de l’’émergence d’une pensée, d’une résistance pour aller plus avant. Son emploi étant ici perçu non comme un retour ou une conservation exclusivement identitaire mais comme capacité à construire un nouveau départ.
Musique en trois dés ou l’avènement de l’orchestrographisme5
Mémoire… Les comportements musicaux sont universels à travers les populations humaines; (…) ils affichent une grande diversité dans leurs structures, leurs rôles et leurs interprétations culturelles (...) La musique est liée à diverses activités sociales, à la fois rituelles et de loisirs. Les origines de la musique sont étroitement liées à l' évolution humaine et, en même temps, la musique représente l'un des arts les plus anciens. Malheureusement, l'enregistrement archéologique qui concerne la préhistoire est silencieux.6 Dans les Chants des quatre nouvelles branches du Manibogi, la musique s’entend, se perçoit en deux brins de muguets d’où sonnent les tinkerbells grâce à des références d’œuvres, compositeurs ou d’interprètes et les fragments biographiques mêlés à ceux de l’auteur.
Si une œuvre musicale ne comporte aucune référence à quoi que ce soit et ne nous renvoie pas à autre chose7 Ici avec l’écrit c’est l’inverse : elle est citée (cette absence de référence) en référence qui plus est dans le silence de la lecture ! Pourtant, elle prend ici tout son sens, livre les sens comme l’auteur les a pensés et dans cet invariable en délivre plusieurs : les notes musicales ou écrites se côtoient dans un même flot, les mélodies chantées et strophes appellent d’autres souvenances, sociétales ou intimes, des périodes mais aussi des souffles contraires à toute orientation c’est-à-dire stylistiques, éthiques temporelles, sociales, sacrées ce que je nomme tempête, les courants de vie, un opus non chaotique, à plusieurs temps, où la croisée de mots par façonnage l’imite. Dans cette composante temporelle, la musique se déploit selon trois dimensions fondamentales : la dynamique du récit varie selon des hommages ciblés, une musicalité se lit malgré (ou à cause?) de cette polyphonie des genres et des styles en une sorte de fusion comme dans le jazz. La prédominance de ces dimensions varie ne laissant au lecteur le temps de s’habituer définitivement à tel ou tel traitement formel mais précise le style propre à l’auteur (un timbre) et l’évolution de sa pensée. Cette polyphonie traduit l’ouverture sur le monde et sur les étapes en corps pensées (émotion, sentiment, conscience). Celle d’une chasseur cueilleur mixant la geste et le hurlement des loups ! Dans une vision plus sociologique, une tentative de rapprochement entre l’œil et l’oreille, une réparation à double usage, implicitement critique vis à vis de ce même monde par trop discursif sans pour autant renoncer à ses bases et ses acquis mirifiques dans lesquels se relient métonymiquement les variations spectrales visibles et audibles : blanc, blues, gris, noir, rythmiques (alternance de rythmes car il y a autant de rythmes que de vies sociales), ou linguistiques sans prosélytisme ou cristalisation mais avec cet esprit d’investigation créatrice. Mystère des origines et des premières danses que la résilience tente de détourer grâce à la redécouverte érudite de mots perdus dans le temps. Une valse à quatre temps, un chant astronomique à quatre branches verticales.
II. Figures mythologiques │because dandysme n'bouite sur rien
Le récit s’appuit aussi sur de nombreuses références artistiques : acteurs, auteurs, chanteurs, cinéastes, compositeurs, musiciens, poètes, héros intemporels, personnages de BD livrés par haikus, postcards, récits épiques et romanesques, de sciences fictions ou de séries noires et autres thrillers. Tel des fils et filles de feu de la poésie, les figures mythiques se succèdent au fil des pages: John Cale, Perceval le Gallois, Ivar Ch’Vavar, Steve McQueen, Benoît Poelvoorde, Saint Jude, Cézanne, Victor Hugo, Jeffrey Lee Pierce, un chanteur-berger d’Auvergne probablement Jean-Louis Murat, Jack Kerouac, Charles Mingus, etc… Si le narrateur parfois solitaire en appelle aux rois, chevaliers, fées, guerriers, gueux de toutes provenances, c’est en connaissance de « cause ». En les dépeignant, il établit entre eux des liens et tisse ainsi en substrat la trame de l’œuvre dont la ferveur reste survoltée. Une mémoire artistique sociétale donc mais déjà distanciée. Avancer, avancer à travers chants, rester debout, rester vivant car l’héroïsme aime l’homme ! Soudain nous apparaît la genèse du chemin d’Arthur. Commencement d’un nouveau cycle aux abords d’un siècle balbutiant. Dans cette cartographie des mythes, les figures expriment leurs propres trajets, leurs périples géographiques. Parfois des éléments d’architectures se posent en filigrane, des questions politiques, de morale et l’éthique soudain sont balayées.
L’animalité symbolique ou factuelle est présente sous différents aspects: agneau, brebis, cerf, cheval, corbeau, corneille, dinde, hareng-saur, loup, ours, papillon, poisson, poule, sanglier, tigre. Le loup emblématique des quatre saisons y fait son apparition. Animisme, chamanisme, druidisme… ? Et lorsqu’il évoque dans un ciel gris du Paysage psychique, les oiseaux, ce sont des cœurs qui s’envolent. Et la poésie, un cœur d’oiseau qui bat. Pour combler les fissures du désamour s’érigent les textes. La poésie fait foi et le dernier secours espérant et volontaire n’est pas celui de la guerre mais celui de la joie qui peu à peu guérit toutes les déchirures. Champs, chêne, citrons, coquelicot, forêts, montagnes, orchidées… La nature est très souvent évoquée faisant travailler l’imaginaire du lecteur et mort au vide ! Comment ne pourrions-nous à contre-courant des replis, user d’universels, et persister sur cet échos, ce tremblement, cette vibration tant que nous restons vivants?
III. Histoire, les sacres et les massacres
L’histoire galope au côté du narrateur en variations événementielles. Ouverture et parcours entrelacé dans les couloirs du temps d’un chasseur cueilleur en épopées, jonglant avec des contes ou périodes historiques qu’il fait se rencontrer en nous rappellant leur trame parfois similaire et d’une très grande inventivité narrative à l’issu souvent tragique. Pourtant, grâce à une juxtaposition temporelle parfois brève et souvent malicieuse, ces chefs-d’œuvres de toutes portées voient parfois leur mode de hiérarchisation s’effondrer. Des silhouettes sorties de la pénombre proclament l’abjuration de nous d’en nous par certains contacts ultra-rapides sur le quai énigmatique du temps. Christian-Edziré Desquesnes est un passeur de frontières linguistiques et imaginales. Il en souligne les récurrences en dernier ressort grâce aux destins archétypaux dont la genèse puise dans les tréfonds de la condition humaine.
L’écriture pluri-référentielle interdisciplinaire, finalement reconstruit le savoir en assimilant les plus anciens ou les plus récents et en proposant une perception spirituelle. affranchie de la seule dimension littéraire, religieuse ou politique sans pour autant opprimer par une propagation sinon un appel à plus de reconnaissance pour toute œuvre et toute vie en ce qu’elles ont d’imprescriptibles. Oeuvres appellées à un traitement égal quant à leur valorisation et leur diffusion dans la vaste société que nous connaissons aujourd’hui.
Conclusion de la conclusion
L’aspect multiple des nouveaux chants engage à isoler dans cette œuvre des orientations phénoménales (terme propre à l’auteur) que sont la musicalité artistique y compris des langages, les mythologies, les religions et l’histoire comme autant de moyens de souvenance et d’anticipation active. De la Picardie à la Belgique en passant par le Pays de Galles et Paris, de la poésie à la musique, des grands récits littéraires aux mouvements artistiques, les quatre tomes des Chants des quatre nouvelles branches du Manibogi procèdent d’une même vigueur pour nous emmener vers la révolution permanente propre à toute vie. Ces chants composent le premier mouvement en geste matrice, du Suromantisme, un concept que l'auteur a depuis initié en d’autres publications, sur scène aussi avec l'instrument à cordes Blues, la Manicordion Bleuse des Mabinogi et à haute voie/x.
Béziers, le 30/03/2018
Sempre per la gioia, sempre per il blues, Anne, Scripta 21, Paulet - 7 avril 2018.
NOTES
1. La citole est un instrument à cordes en usage jusqu'au xive siècle. D’origine moyen-orientale, elle est devenue par la suite un instrument médiéval très utilisé en Europe. in Citole, Maurache ou guitare sarrazine, sur www.midorimusique.com et Dictionnaire Picard, gaulois et françois contenant aussi les mots gaulois approchants le plus du dialecte de la Picardie avec leur signification en françois par le RP Daire, mis en ordre, complété et publié d'après le manuscrit autographe par Alcius Ledieu, éd. Champion, Paris, 1911.
2. Du latin tropus issu du grec ancien τρόπος tropos signifiant « changement ». Trouvère, du bas latin trovare qui signifie composer un poème, est issu du latin populaire *tropare (composer, inventer un air d'où composer un poème, puis inventer, découvrir : trovare en italien, trouver en français), est aussi dérivé de tropus (figure de rhétorique). In étymologie fr.wiktionary.org/wiki/trouvère#fr et poète lyrique de langue d'oïl aux xiieet xiiies. (Huet, Orig. des Rom., p. 158 ds Pougens ds Littré). Dér. de trouver* ; trovere est l'anc. cas sujet d'un mot dont troveor était le cas régime (1188 trovëors, Aimon de Varennes, Florimont, éd. A. Hilka, 13608). Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
2. Du latin tropus issu du grec ancien τρόπος tropos signifiant « changement ». Trouvère, du bas latin trovare qui signifie composer un poème, est issu du latin populaire *tropare (composer, inventer un air d'où composer un poème, puis inventer, découvrir : trovare en italien, trouver en français), est aussi dérivé de tropus (figure de rhétorique). In étymologie fr.wiktionary.org/wiki/trouvère#fr et poète lyrique de langue d'oïl aux xiieet xiiies. (Huet, Orig. des Rom., p. 158 ds Pougens ds Littré). Dér. de trouver* ; trovere est l'anc. cas sujet d'un mot dont troveor était le cas régime (1188 trovëors, Aimon de Varennes, Florimont, éd. A. Hilka, 13608). Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
3. Les scansions du monde. L’épaisseur des rythmes à l’époque médiévale À partir de Jean-Claude Schmitt, Les rythmes au Moyen Âge, Paris, Gallimard, 2016. Carnet Zilsel, Sociologie, histoire, anthropologie et philosophie des sciences et des techniques, 10 décembre 2016 https://zilsel.hypotheses.org/2740
4. Jacques Darras. Figures d’un évanouissement Introduction à l’Anthologie de Littérature Picarde au nord de la littérature française le picard, Coll. La Forêt invisible, éditions Trois Cailloux, 1985
5 Parce que la danse de lettre, néologisme scripté pour l’occasion, issu d’Orchesographie (ib. Et Traicté en forme de dialogue par lequel toutes personnes peuvent facilement apprendre & practiquer l'honneste exercice des dances. Thoinot Arbea, anagramme de Jehan Tabourot, chanoine de Langres, 1589) et d’Orchestrophone (titre d’une des collections de la revue Ffwl Lleuw et de l’un des nombreux blogs littéraires et musicaux de l’auteur (Vol.1 et 2). http://orchestrophone2.blogspot.fr.
6. Selena Vitezovic. Instruments de musique dans le néolithique des Balkans centraux. Les petites découvertes archéologiques et leur signification. Actes des Jeux du Symposium et Jouets , 2017. Musical instruments in the Central Balkan Neolithic Archaeological small finds and their significance. Proceedings of the Symposium Games and Toys, 2017 Trad.
7. Boris de Schlœzer et Marina Scriabine, Problèmes de la musique moderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1977 (1re éd. 1959), 200 p.2.
D'origine Sarde (Barbagia) par sa mère et cévenole par son père, Anne Paulet est née à Alès-en-Cévennes en 1971.
Elle s'intéresse très tôt à la littérature et aux arts. Elle part vivre à Rome à l'âge de 20 ans.
De retour en France, elle exerce différents métiers, l'éditions, les domaines du livre, de la lecture publique & du spectacle vivant.
Prolifique en échanges et rencontres ne se réclamant d'aucune école, elle se consacre à présent à l'écriture. - Bibliographie : Anne Paulet Scripta 21
L'Art et les matières. Pourquoi j'ai choisi le nombre d'or avec Jean Romain Lagarde, éditions L'An demain, 2015 - « THTH 2013 Tailleur de HYPE » Texte écrit à l'occasion de la sortie des deux premiers morceaux de l'album de l'artiste-auteur Thierry Théolier 2000 What the Fuck, Corporate Prayer et Suckers édité par le label Nukod en octobre 2013. - http://thth.free.fr/2000WTF/anne_paulet.html - « Nous avions énoncé des principes sentencieux d’égalité mensongère », Revue des Ressources, 2015 http://www.larevuedesressources.org/nous-avions-enonce-des-principes-sentencieux-d-egalitemensongere,2818.html - « Il y a dans notre société », site Le chemin d'Arthur ouvert en parallèle de la revue Le Moulin des Loups aujourd'hui Ffwl Lleuw, 2016 https://lemoulindesloups.blogspot.fr/2016/11/basement-ffwl-lleuw.html - « Le Flirt des 4 f », Revue Ffwl Lleuw N°8, Mardi-Gras 2017 Editions : Sur le chemin d'Arthur - « La société de brique » (extrait), Le blog Ffwl Lleuw, 2017
https://lechemindarthur.blogspot.fr/2017/03/anne-paulet.html - « Furia identitaire », Revue Ffwl Lleuw N°11, Automne-Toussaint 2017 Editions : Sur le chemin d'Arthur - Poètes du monde, Anne Paulet, France : Paysage crève tableau, Les Trois Grâces, L’Homme et la Science » (extraits)/ Revue Margutte http://www.margutte.com/?p=23685&lang=fr /
« Poeti dal mondo, Anne Paulet, Francia : Paesaggio buca quadro, Le Tre Grazie, L’Uomo e la Scienza » Traduit en italien par Enzina Sirianni / http://www.margutte.com/?p=23685
- Extrait d'échange épistolaire, Revue Ffwl Lleuw N°12, Hiver 2017-2018 - « City Rised désir d'accessibilité », Revue Le Zaporogue XIII, Hiver 2017-2018 - Littérature (scripta 21) -
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Je
tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants.
Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons
complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi
elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et
j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous
des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas
grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est
particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou
celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre...
Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en
croisons de plus en plus souvent.
Certains
à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de
moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais,
d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce
livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
Chant
onziéme – Toussint-Ducasse por l’Rimbaud ed Cwmdonkin
drive.
« Malheur à celui qui n’a pas
le courage d’assembler
Deux paroles qui n’avaient jamais
été jointe »
Valle-Inclan
E-pi, inmatabëlmint… inmatabëlmint chèle mér
bérbiante ale vaù é-pi ale viènt.
Ej mairche
seu din Swansea, acq dzou m’pio dz’ àwuiles
Ed po.ézie déquitées a no-z ivrésses ed solitude, ed
pore leu
Délo-ï-é par in séquant onmes blaines tout
ramonchlés…
/ and Ceaselessly,…ceaselessly…
…Din ch’parfond d’lù anme… Invoées, eus, pus long,
Stapindaint nos bay’t’ din dz’étrépes roujes qu’i
mil’t’
Puis dans leur costume d’artistes les jeunes
sorcières sortent
De l’école afin de fêter l’anniversaire
Du chien de Laugharne. Il aboie « telle est la
voix
Des calligraphies sonores de Dylan Thomas. »
Par ces aiguilles de poésie sous nos yeux… nous
Pouvons alors nous émerveiller d’effroi, nous
prendre d’amour
Pour ce cri du nouveau-né qui s’enflamme.
Inlassablement… inlassablement la mer moutonneuse poursuit son va et vient.
Notes :
Arthur Rimbaud : Poète français né à
Charleville en 1854. Il meurt à Marseille, en 1891, alors que son œuvre
commence à être reconnue comme l’aboutissement des recherches romantiques et
baudelairiennes, nourries de révolte. Génie précoce, il a écrit la
quasi-totalité de son œuvre avant d’avoir 21 ans.
Cwmdonkin Drive : Rue qui longue le parc de
Cwmdonkin à Swansea où aimait se promener le poète gallois Dylan Thomas.
Valle-Inclan : 1866-1936, dramaturge, poète
et romancier espagnol. Il fait partie du mouvement moderniste espagnol.
Laugharne : En gallois Talacharn, petite
ville située sur l’estuaire de la Tâf dans le comté de Carmarthenshire au Pays
de Galles. Elle est connue pour avoir été la résidence du poète Dylan Thomas de
1949 à 1953. Dylan Thomas est enterré au cimetière de Laugharne.