Ch'Vavar (signifif Le crabe en picard Bercquois) tableau de Jacques Cauda.
Les Nouveaux Chants duMabinogi
de Christian-Edziré Déquesnes
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200
Je
tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants.
Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons
complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi
elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et
j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous
des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas
grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est
particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou
celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre...
Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en
croisons de plus en plus souvent.
Certains
à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de
moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais,
d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce
livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
Chant
deux
Lai de Myrdinn
À
Ivar Ch’Vavar Je ne sais pas tout - combien de fois faudra-t-il vous le répéter ?
- Neal
Cassady – 8.02.1926-4.02.1968.
Mon
pays d’origine est la régiondes régions
d’été. Je me
trouvais avec mon Roi au plus haut des nuées Quand Lucifer
tomba à jamais dans le profond gouffre de l'Enfer. J’ai porté la
lumineuse bannière des rebelles devant César, Jules. Je suis les noms des
astres du Nord et du Levant. Levant. Je
suis l’érecteur des Gayants de l’Îles de Pâques. Je me tiens sur la voie lactée, prés du Grand Instigateur J’ai été
Ulysse défiant le baiser de Circé, molestant les dieux. J’ai
accompagné l’esprit divin jusqu’au val d’Hébron. J’ai été la baleine,
l’intestin où Jonas a su. J’ai été le précepteur inspiré de Tintin et Milou. J’ai su parler avant d’être doué de la parole. Je résidais en Canaan le coeur courroucé quand Absalom fut tué. Je quittais Berlin
en ruines où fumait le corps d’Hitler. J’ai offert mes épaules en
perchoir aux corbeaux d’Odin. J’ai
grimpé l’âpre raidillon avec Jésus portant sa croix Et –doux repos-dormi dans le tombeau clos d’une pierre. J’ai
été Kashhila, chef indien Wishram contre les colons blancs. Je suis le
sanglier magique – Twrch Trwyth – compagnon du grand Cerf. J'ai été le chamane d'Attila - pour rattraper le soleil. J’ai éré sur les cercles de la céleste Couronne septentrionale Et, de l’aurore
boréale je jouais comme d’une harpe. Oeil de Noé, j’ai rêvé de la houache de l’Arche. J’ai contemplé, fiévreux, la destruction de Sodome et Gommorrhe. J’ai vu l’Afrique avant
que Rome ne s’éveille. Je suis le relent secret du long cotron de Belphégor. Je suis monté au septième ciel avec la Marie de Magdala. J’aime de l’Amour le
Ratata de Marie de Bagdala. À
Eleusis, j’ai pu toucher le noir pubis de Perséphone. J’ai
rassemblé les Tuatha de Danaan dessous les tertres Et j’ai
frappé avec Quetzalcoatl sur la cymbale du soleil. Au faîte
du terril, ma main sur l’épaule de Cafougnette, D’un geste
large, j’ai ouvert la grande terre ouvrière. Je suis l’instituteur de tout l’Univers, craie aux doigts, Et,
jusqu’au Ragnarök, jusqu’au Jugement, hommes, je vous conduirai. Il n'est merveille, horreur, mystère, bonté ou cruauté - ou sainteté - Au monde déjà perdu pour nous que
je ne puisse révéler.
En
vers arithmonymes de onze.
Notes :
Lai : Au Moyen Age, petit
poème narratif ou lyrique, à vers courts, globalement de huit syllabes à rimes
plates : Les lais de Marie de
France. Alors rien à voir avec ici ? Gayant : En picard signifie : géants. Les Gayants sont aussi des Géants d'Osiers qui font la réputation de la ville du Nord de Douai. Ces géants ne sortent qu’une fois l’an
durant les festivités de la ducasse (fête foraine) de Douai qui dure une
semaine. Il est à noter que l’auteur de ces Nouveaux Mabinogi est né durant le
dimanche des fêtes de la ducasse de Douai en 1956 et que Monsieur Gayant était
dans la cour de la maternité à midi quand Christian-Edziré Déquesnes est venu au
monde.
Ulysse : Héros de la
mythologie grecque qui met fin à l’interminable guerre de Troie par l’astuce du
fameux Cheval de Troie. L’Odyssée qui conte le voyage le voyage et les
aventures du retour d’Ulysse pour retrouver en son île Ithaque son épouse
Pénéloppe et son fils Télémaque, dure sept années. L’Odyssée, avec une version
des Chevaliers de la Table Ronde, dans des collections jeunesses furent les
deux premiers livres lus par l’auteur des Nouveau
Mabinogi.
Circée : Puissante
sorcière qui vit dans l’êle fabuleuse d’Aea. Grâce à ses pouvoirs magiques,
elle transforme les compagnons d’Ulysse en pourceaux lorsqu’ils débarquent sur
son île. Ulysse devient son amant et demeure une année auprés d’elle. Cirée
épouse, dans certains récits, plus tard, Télémaque fils d’Ulysse.
Hébron : Aujourd’hui,
Al-Khalil, ville de Jordanie, au sud de Jerusalem.
Jonas : Un des douze
petits prophétes (Siécle 8 av. J-C). D’aprés la Bible (Livre de Jonas). Il fut
miraculeusement rendu à la vie aprés avoir séjourné trois jours dans le ventre
d’un gros poisson.
Tintin & Milou :
Personnages célèbres de bandes dessinées crées par le dessinateur Belge Hergé.
Il faut noter que le célébre château de Moulinsard appartenant au Capitaine
Haddock, meilleur ami de Tintin, a été inspiré d’un lieu qui existe réellement
en banlieue de Tournai en Wallonie Picarde. Il faut noter aussi que Milou, le
chien de Tintin (jeune reporter), si il ne parle pas, toutefois il pense et
toujours de manière bien plus pragmatique que son maître.
Canaan : (terre ou pays de). Contrée de l’Asie
occidentale, englobant la Palestine et la Phénicie. C’est la Terre promise des Hébreux.
Abalom : Prénom et
personnage hébreux. Fils de David , révolté contre son pére. Vaincu dans un
combat, il s’enfuit, mais sa longue chevelure se prend dans le branches d’un
arbres et il reste suspendu. Joab qui le poursuit, le tue.
Hitler : Célébre
chancelier allemand dont l’une des plus belles réussites est d’avoir réussi à
faire en sorte que son prénom : Adolphe, soit devenu plus difficile à
porter que celui de Jesus.
Odin : Parfois Wotan ou
Wodon, fils de Bor et petit-fils de Buri, il est le chef de la mythologie
germanique. Les Vickings sont fescinés par l’amour d’Odin pour le combat en
tant que père des morts. Signe particulier : il est borgne.
Jésus : Célébre pour
avoir été le fils incarné de Dieu sur Terre. Son prénom n’est pas simple à
porter par le quidam, toutefois cela demeure moins difficile de se prénommer
Jesus qu’Adolphe.
Kashala : Nom d’un des
plus grand-chef Wishram.
Attila : Roi des Huns.
Vainqueurs des empereurs d’Orient et d’Occident. Il ravage les cités de la
Gaulle, épargne Lutèce, comme le prédit Sainte Geneviève. En 452, il pille
l’Italie jusqu’à Rome puis il se retire en Pannonie où il meurt en 453. Son
empire s’effondre avec lui.
Sodome et Gomorrhe :
Ville de Palestine, prés de La Mer Morte qui selon la bible fut détruite par le
feu du ciel en raison de leurs dépravations.
Cotron : En picard longue
jupe en tissu de toile épaisse.
Belphégor :
Fantôme qui hante les couloirs du Louvres dans un feuilleton télévisuel
français des années soixante et qui va terroriser le pays durant de longues
semaines.
Marie-Magdala : Sainte.
Pénitente, convertie par Jésus-Christ, soeur de Lazare et Marthe.
Bagdala : Haute colline
de Serbie-Croatie. Titre d’un livre du poète serbo-croate Dusan Matic.
Eleusis : Ville de Grèce,
au nord-ouest d’Athènes. Ruines importantes. Temples où l’on célébrait les
mystéres d’Eleusis.
Perséphone : Reine des
Enfers, fille de Zeus et de Démêter.
Tuatha de Danann : Dans
la myhologie irlandaise, c’est le peuple de la déesse Diana et la dernière
génération de dieux qui régnèrent sur l’Irlande avant l’invasion des fils de
Milesius.
Quetzalcoatl : Divinité
précolombienne du Mexique, dieu de l’Air et de l’Eau, animateur de la nature.
Cafougnette : Zeph, de
son autre prénom, personnage de mineur, créé par Jules Mousseron- 1868-1943 – dans son oeuvre picarde qui se
déroule dans le milieu des mines de charbon du Nord de la France.
Ragnaröck : C’est le crépuscule
des dieux germaniques. Un âge de la hache, un âge de l’épée, il s’agit de la
répétition de « l’âge du vent et du loup avant l’anéantissement du
monde ». Si le christianisme a fini par s’imposer chez les peuples
germaniques d’Europe d Nord, une obession n’en demeure pas moins : Celle
d’une disparition cosmique.
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider.
Chant 1.
Marwnad
du Grand Cerf
À Konrad Schmitt
Aussi, Dieu est un nid d’écailles de
poissons. Myrddin, dans le linceul de verre, doute de Boann. Au grand commencement, ni Noël lumineux, ni
Nouvel An, Avec Twrch Trwyth, juste le Grand Cerf. Ils
descendent Des dunes versq la grève que l’on nomme Des dix de mille de siècles, bientôt,
Berck-Plage.
Aussi, Dieu est le spectre bleuté du roi
Arth. Merdrawt s’agenouille. Il pleure la vierge
douce, Marie. Au commencementil n’y a pas la plage. Ni les dunes, juste le Grand Cerf.Il accourt Au bord de la haute falaise. Du plus loin, C’est de là qu’il s’en vient.
Aussi, Dieu est toujours dieux puisque les
hommes misérables. Peredur, en Grand Cerf, nous révèle le
véridique Graal. Au commencement il n’y a pas l’aube. Ni le Cerf, ni la falaise ou la plage.
Au plus loin dort la grande eau de Dieu. En gésine de l’humaine genèse. Mais
Morrigan envieuse Veille. Aussi. Dieux sont incendiés
d’écailles incandescentes : lèpres. Galahad – puceau céleste – fouille de ses
longs ongles princiers, Au grand commencement final, la triste
chair du diable. Et Merdrawt pleure dans les bras du roi
Arth. Alors, serein, Myrddin regarde courir sur
la grève apaisée Le Grand Cerf des bois de Buire-le-Sec. En vers arithmonymes de neuf
Notes :
Marwnad : Du gallois,
signifie élégie : Petit poème lyrique abordant généralement un sujet
tendre, mélancolique ou triste.
Myrddin : Du Gallois signifie Merlin : Célébre
magicien du cycle arthurien.
Boann : Chez les
gaéliques, divinité de l’eau et la mère d’Aengus, le dieu irlandais de l’amour.
Twrch Trwyth : En gallois
signifie : Le sanglier magique. Dans la mythologie galloise, c’est un roi
qui pour ses péchés fut changé en sanglier. Le sanglier est pour les gaéliques
un animal important, il représente tout à la fois la guerre et la fête.
Berck-Plage : Haut-lieu
symbolique de la Grande Picardie Mentale. Berck-Plage et ses figures
mythologiques, notamment Konrad Schmitt, ont eu une influence certaine pour
l’auteur de ces Nouveaux Mabinigi.
Arth : En gallois
signifie : L’ours. Egalement c’est la base éthymologiquen pour le prénom
Arthur. Notons que la longue période de dépression et d’isolement du Roi Arthur
à la suite de sa découverte des amours de Geneviève et Lancelot, peut être
traduite par un temps d’hibernation qui cessera pour le Roi se dresser pour le
combat final. Pour l’anecdote, Arthur est le prénom du père de ces Nouveaux
Mabinogi.
Merdrawt : En allois
signifie : Mondret. C’est à la fois le fils et le neveu félon du Roi
Arthur, puisqu’il a été conçu suite à une liaison durant une nuit de sorcellerie
où la Fée Morgane, demi-soeur du Roi Arthur, prend l’apparence de Geneviéve
pour séduire le Roi et procréer un fils avec lui. Au court du combat final Arthur
tue Merdrawt qui auparavant a pu blesser mortellement le Roi.
Peredur : Dans la
mythologie galloise Peredur, l’un des nombreux chevaliers du Roi Arthur, est
particulièrement doué pour vaincre les sorciers qui, au Pays de Galles,
prenaient l’apparence de chevaliers en armure. Ses nombreuses aventures forment
la base de l’histoire de Perceval. La pureté de Perceval aurait pu lui
permettre d’apercevoir le Graal, mais il ne peut le voir dans son entier, ni
jouir de cette béatitude échut à Galahad.
Graal : Le saint Graal
est la coupe sacrée de la
mythologie Arthurienne. La coupe qui aurait servi au Christ lors de la Cêne.
Apporté en Grande-Bretagne par Joseph d’Arimathie qui enterra le Christ, le
Graal est associé au début de la christianisation à Glastonbury. Le saint Graal
est perdu, mais on pense qu’il n’a pas quitté la Grande-Bretagne, mais qu’il est caché pour le préserver de
l’impiété des temps. En fait, la seule présence de la coupe suffit à inciter
les chevaliers de La Table Ronde à suivre la voie de la bonté. Certains feront
de retrouver le Saint Graal, la quête suprême de leur vie.
Morrigane : Déesse
irlandaise de la mort. Son apparence préférée est le corbeau.
Galahad : Fils de
Lancelot. Galahad est unique à la cour du Roi Arthur car lui seul a vu le saint
Graal dans sa totalité, il se peut même qu’il a manipulé le vase sacré
puisqu’une version du récit arthurien précise ‘Sire Galahad prit le corps de
notre Seigneur entre ses mains’ puis mourut.
Buire-le-Sec :
Haut-lieu de La Grande Picardie Mentale car c’est le village où vécu Konrad
Schmitt... - Galahad ? -... durant son enfance et une grande partie de son
adolescence.
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revueLe Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
Je
tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles
viennent directement en « illustrations », nous dirons
complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles
valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup
découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul
ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous
savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à
l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y
aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans
tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains
à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette
idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de
permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de
certains passages, à eux d’en décider.
Prologue premier La
chanson du piano fendu
À John
Cale
C’est
un écho cru, rugueux. Il monte de la vallée. Déboulées
des collines – sur Granant – les billes éclatées de l’innocence Jouent
aux yeux d’âmes perdues – vitres sans rideaux, douces corneilles. Elles
fixent le type. Des coquelicots de suie épousent leurs souffrances. Par le
travers-horizon, affolé, en crochets détale le capitaine lapin. Cloîtrées
dans quelques poèmes jaunis. En chapelet lui fait face, photos Eclairant
l’incertitude du vide – longue rue principale entre nos mains -, Des
nuées de pains, des pierres grises ont rafraîchi nos oripeaux.
Par les
os d’un piano fendu coule la voix décavée. À l’Heartbreak Hotel, le jeune John – futur
égorgeur de volailles -, Bouleversé
– cristallisation en émotionnel sabotage -, recontre l’âme du loup alcoolisé. Chansons
de faim, prières de soif, illustrent férocement nos intimes batailles. Encor
ce sifflement sévère – comme le sang crucifié – des songes enfuis. Autour
des lacs, soûle, l’idiote cherche son apache crétin ; Lui
lèchera sous les haillons les balafres de sueur torve. C’est l’écho
cru, rugueux ; il claque en ce matin.
En vers
arithmonymes de onze.
Notes
Garnant : Ville miniére du sud du Pays
de Galles où naquit le 9 mars 1942 John Cale – une semaine aprés Lou Reed –
dont la seule langue qu’il maitrisa jusqu’à l’âge de sept ans fût le gallois et
c’est à cet âge qu’il commence l’apprentissage du piano classique. En 1965, à
New York, le Gallois rencontre Lou Reed avec lequel il commence à collaborer
pour former un groupe qui deviendra mythique : The Velvet Underground. Source :
John Cale : Sédition et alchimie/éditions-Camion blanc 2005 et White Light
Heat : le Velvet Underground au jour le jour/éditions-le mot et le restez
2012.
Heartbreak Hotel : Chanson composée
par Axton/Dunden/Presley qui sera fort populaire dans le milieu des années 60’s,notamment de par Elvis Presley qui
l’enregistrera. En 1975, John Cale va en proposer une relecture hallucinante,
dégérée et distordue sur son album solo : Slow Dazzle. Par la suite John Cale proposera encore d’autres
versions différentes de ce classique. Cette chanson tiens une place importante
dans ces Nouveaux Chants du Mabinogi car elle y est citée à plusieurs reprises.
Une mouette à ma verticale pousse un vieux cri et s'empaquette dans un pan de papier cristal.
- La mouette, extrait de filles bleues d'Ivar Ch'Vavar.
...Nous fûmes !!! Ce nous sommes... que nous serons... Le bleu d'Amour de l'éternité.
Toi et moi, ta présence à côté de moi, Comme une heureuse évidence outragée ! C'est maintenant une provocation désuète , Une mauvaise farce, une sinistre aberration ! Cela va contre toutes les lois géographiques de la bienséance et de l'enfant convié. De plus c'est aussi à s'esclaffer ! Tellement le ridicule crie Encore à s'esclaffer ! Tellement la vulgarité triomphe Pas seulement à s'esclaffer... Car l'affront est cinglant au visage du nouveau né à venir Cela n'a aussi aucune raison d'être, non ? Dans la sidération, d'abord mon silence Et comme mes deux points serrés dans ma tête Contre la vérité entravée, étouffée Puis j'ai laissé la vérité être annoncée, libre et respirée Alors, pour toi et moi, depuis, rien hier !? Puis rien aujourd'hui !? Puis encore rien demain !? ENSEMBlE !? Il ne demeure plus que la vulgarité des mots d'un goujat Qui nous a coupé en deux.
Pour quelques miettes de temps à être heureux avec toi ! Alors que je me taisais, Je le savais, plus tard viendrait l'addition ! Comme un jeu de dés pipés, un jeu de cartes biseautées Une mascarade, sans solution !? à jamais !? Voilà Ce que l'on serait devenus alors : Une impossibilité !? Mais il me fallait, pour moi, choisir Être une impossibilité qui existe Ou bien RIEN ! RIEN ! au nom du sacré de l'Enfance Mais RIEN, on ne sait bien souvent même pas, plus le choisir À la vue de ce goujat qui a déjà ses affronts à la vie, À l'Amour dans ses propos Qui sonnent comme des crachats purulents Sur la chaussée de l'extraordinaire misère ordinaire Alors, voilà !
De toute manière je n'aurais pas su encore te regarder Si j'avais gardé le silence Au nouveau premier échange de regard J'ai vu que tout était foutu à cause de ce goujat, Enfin je me comprend ! Le premier nouveau regard échangé, Serait celui de la séparation, si je nommais la vérité, Je le savais, c'était comme voir la fin avant le début, Entendre résonner l'absence qui s'annonçait C'était les yeux dans les yeux, la vision d'un amour douloureux, cela, Mais tout de même, je voulais t'avoir pour plus que la pomme de Capindu Plus que la bagatelle Toi & moi marcher en corps main dans la main, à s'embrasser, en s'aimant réellement ! Je me résolu à penser " Le moment d'être ! Vide de monnaie (ou bien d'argent comme ils veulent ces gens qui savent tout !) Le moment d'être pauvre de toi, pauvre de nous, il viendra plus tard" Et ici même, de toute manière, de cela, je m'en moque ! Alors, voilà ! j'ai pour toi LA FAIM QUI ME TIRAILLE LES VISCERES Mais d'un amour impossible Pour le reste on verra demain puis plus tard. Moi, je ne te demande rien Mais je prends ce que tu m'offres D'une possibilité inexistante, impossibilité existante. Comment faire dans une telle situation ? Il n'y a seulement qu'à laisser souffler le vent. Puis si le vent change ? Je n'ai pas la réponse. Mais, si le vent balaie, lessive et nettoie Il restera Sur une plage Le grand vide Puis Une charge Lourde, toute d'une masse. De l'amour Un haut morceau de plomb bleu, tel une balise d'Amour, Qui tourne sur lui même, Qui tourne, Tourne... Sur une plage, Qui chante dans le vent de nôtre Nord...
...Nous fûmes !!! Ce nous sommes... que nous serons... Le bleu d'Amour de l'éternité.
Ce jour de Noël, j'ai le désir d'écouter l'une des deux seules chansons dites engagées d'Elvis Presley In The Ghetto et de partager une photo prise, hier, chez une vieille connaissance, retrouvée depuis peu, qui m'a montré l'un de ses livres sur l'une de ses nombreuses idoles ; un moment fugace partagée dans les heures luxueuses, pour certains, des réveillons du Noël mais un temps de cruelle solitude, de lourd sentiment d'abandon sur les épaules pour bien trop d'autres, ils sont de plus en plus nombreux.
Mon vieux Stetson a subi bien de rudes pluies et mon manteau gris entendu de misérables histoires ; je m'en retourne chez moi avant la messe de minuit puis j'écoute Elvis, la voix d'Elvis.
Sur l'île de Mayotte, les ghettos ont été dévastés...
Champignons rosés et pâté en croute dans le fond de l'assiette...
Je m'interroge a-t-on montré des images, dans les programmes de télévision français, ce jour, de ce qu'il en est dans les ghettos de Mayotte.
La rancoeur que chante Elvis Presley, déjà, est présente dans les coeurs des jeunes Mahorais.
il faut du courage pour faire grandir les fleurs...
Pour toi, mon Ange, une vie heureuse."
- Lady Angelina
C'est la Dame de Linz dont l'Amour est sa robe de Rimbaud quand elle danse...
C'est la Reine de Linz dont la robe est l'Amour d'Arthur quand elle peint...
Es ist die Dame von Linz, deren Liebe ihr Rimbaud-Kleid ist, wenn sie tanzt...
Es ist die Königin von Linz, deren Kleid die Liebe von Arthur ist, wenn sie malt...
Tout sera raconté et écrit... du déclin de votre superbe, du rouge du Coquelicot que, malgré vos apparences affichées, vous laissez se faner, s'affaisser, car il vous est plus facile, en l'instant présent, d'être finalement au pire du vulgaire, à la mascarade du je des jeux de ces mensonges que pourtant vous cherchiez à dénoncer.
Tout sera raconté... car bientôt, l'Escargot qui va à la tige d'ici et s'élève toutes ailes déployées vers..., dans la Lumière & la Baise Céleste, ...la célébration du miel de l'Abeille et du divin d'un Coquelicot qui aurait pu être mais les vaniteuses certitudes de l'entropie en ont décidé autrement, alors c'est l'abandon de vous, de nous, femmes et hommes sans plus aucune Majuscule.
Il ne suffit pas de donner de la menue monnaie au réfugié sans papier à l'entrée du super-marcher pour croire qu'un peu de votre dignité noyée, perdue, et rachetée ; dans l'océan de vos quotidiennes vulgarités maquillées et camouflées, cela est nommé : faire semblant, croire, mentir. La Vérité pour l'Humanité, aujourd'hui, n'est plus un risque mal assuré puisque offerte au Diable, au mal, à la victoire totale des massacres de nos filles, fils et petit-enfants.