jeudi 28 mai 2026

Chant 9 – La complainte d’avril pourrissant. dessin de Jacques Cauda . - Illustration musicale : "Le train bleu" de Jean-Louis Murat - Première diffusion le 03.12.2020 - 17.


Les Nouveaux Chants du Mabinogi
- Seconde saison -
 de Christian-Edziré Déquesnes  
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider. 
  

Chant neuvième – La complainte d’avril pourrissant.

 

Mais Dagda veille… l’agnelle, Jésus*, vient de nous trahir,

De gober nos amoureuses promesses faisant jaillir… entrailles

/ d’enfants,

De nos mères avec d’autres innocents. Des lambeaux entiers

De brouillard d’acier et de feu, des nuages frigorifiés,

Des pluies nauséabondes envahissent mon âme, J’ai la nausée.

De ma tripe nouée s’échappe des rubans de mutisme…

Que l’on me livre avec eux ; que l’on

M’abonne. DESIR ! : pouvoir oser CRIer. CRIer pour voir éclater

Le verre de ma tour de solitude. Ma demeure transpire…

Mes propres  suées d’angoisse. Je laisse le téléviseur muet.

Même que mon cœur de Gayant est aussi pauvre, sec

Qu’une vieille noix de l’année dernière ! À genoux,

Il y a des nuits d’oublis, le saviez-vous ?

Dont on se souvient vraiment même plus ! Même avant… 

Dès les prémisses des ouvertures des hostilités, ils désignent déjà,

Nomme dégâts collatéraux toutes cibles, interventions  chirurgicales

/ manquées. Avril pourrissant.


Brandir ma douleur à vivre aux côtés de la mécréante…

Je veux bien saigner sur l’ultime barricade à venir.

Je pleure, avril me fait vomir ma révolte comme quand

En mal de chance une jeune femme est trop enceinte…

Il y a, hurlants, des cerbères rouges pleins mes dents. 

                                     

Ils s’endimanchent pour verrouiller certains de leurs généreux 

/ voisins

Et toute les bonnes voix ; puis une autre, épineuse, solitaire

En appelle à ces familles incestueuses qui assassinent les nôtres…

                                                                                            

Mais le dragon rouge au cœur du train bleu veille.

 

En vers arithmonynes de 10 – le 30.06.2003.

 

*Ce prénom n’est pas facile à porter.

 

Notes :

Blodeuedd  : Ou Blodwen, signifie en gallois ‘née des fleurs’ ou encore ‘visage de fleur’. C’est une femme merveilleusement belle, créée par magie par Math et Gwydyon à partir de fleurs de chênes, de genêts et de reines-des-prés pour être l’épouse de Lleu… Elle trompe Lleu avec Goronwy, chasseur et seigneur de Goronwy et tous deux échafaudent un complot pour tuer Lleu… Mais Lleu ne meurt pas et s’envole sous la forme d’un aigle. Math et Gwydyon décident de venger Lleu et ils transforment Blodeuedd en hibou.

Dagda : Signifie dans la mythologie irlandaise : Le dieu bon. C’est un dieu sage, érudit et particulièrement versé dans l’art de la magie. Il est l’un des chefs des Tuatha De Danann. Il est également un puissant combattant et l’amant de Morrigane, la déesse de la guerre.


 

mercredi 27 mai 2026

Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 2 du roman surromantique. - Léon (2)..., - Illustration musicale : Chris Ridgeway with The Howlin' Sleepers de Cardiff, On Vamp HTV Wales - 1987.

Léon est décharné, sa carcasse, enfin ce qu'il en reste, ressemble à un vieux long tronc d'arbres sur longues pattes d'insecte géant. Il marche à tous petits pas qui se trainent en pantoufles hurlantes tout du le long des trottoirs de La Rue d'Esquerchin ; il ne va plus jamais, il n'en a plus les forces, au-delà du périmêtre de cette rue. Les sorties de Léon ce n'est plus que pour visiter, inspecter, les poubelles, surtout celles que l'on trouve aux alentours de La Friterie et du Crousty Rapid', une enseigne de restauration du tout dernier cri, car il est plus que fréquent que des clients abandonnent aux ordures, dans leurs sacs en papier, les restes de leur repas avalé à la va vite. Quand Régine a croisé le regard vide de Léon, elle a su... Elle lui a pris la main, lui a dit "Ne bouge pas, je vais jusqu'à Crousty Rapid' puis je reviens et t'apporte un repas chaud et une bouteille deau, à emporter", Léon a écarquillé ses yeux pâles, ses yeux d'opale, et il s'est assis sur un coffret électrique, il a attendu que Régine revienne... Elle a entendu, enfin, le son de sa voix quand il a prononcé "Merci, je m'appelle Léon". La même scène, c'est déroulé, il a prés de 25 ans, au Pays de Galles, Léo se prénommait Chris, Chris a eu sa période de gloire locale, il est même passé à la télévision avec son groupe de folk-blues "The Howlin' Sleepers" mais le succés a été éphémére, Chris Ridgeway en a très chèrement payé la cruelle addition brutale, alors il est devenu mendiant en chantant dans les rues de Cardiff, et Régine se nommait Victoire Perdrot, elle a même écris un petit livre dans lequelle elle évoque Chris Ridgeway, lorsque le livre a été édité et qu'elle est revenu à Cardiff, elle a pu revoir Chris Ridgeway qui chantait au Rajah, un bar à l'entrée du quartier hindoue, elle lui a offert le livre "Sauf dimanche et jours de fêtes", Chris avait toujours ce même regard, Chris a écarquillé ses yeux pâles, ses yeux d'opale.
- Chris Ridgeway.

mardi 26 mai 2026

Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Suite 1 du roman surromantique. - Léon (1)..., photo de Nicole Veyet. - Illustration musicale : "The Comet, The Course, The Tail" (instrumental) de Peter Hammill et "La Morte Amoureuse" de Louise Féron avec John Cale au piano.

LA COMPLAINTE DE REGINE D'OR - Il pleut sur le printemps / Il pleut sur mon coeur / Je suis l'ire, à l'aube, de la taupe du pain de sucre... / La pluie fait une musique / comme un vieux disque microsillon usé / La pluie chante romantique / Comme une plainte électrique ruinée... / Il pleut sur ton printemps / Il pleut sur ton coeur / Je suis l'ire, à l'aube, de la taupe du pain de sucre.../ Le vent pleure ta robe fantomatique / Au bal du désert des âmes dévastées / Le vent souffle orphéonique / En silence l'absence de la morte-née... / Il pleut sur vos printemps / Il pleut sur les coeurs / Je suis l'ire, à l'aube, de la taupe du pain de sucre... / Les giboulés de Mars tombent à pic / Sur l'absurdité cynique de la réalité / Les giboulés de Mars cognent soniques / Sur le feutre de la dignité bafouée... / ...Que tourne cette chanson / Jusqu'au dernier des crépuscules. - Douai, le 25 mars 2026. Elle relis le poème, assise à la terrasse de la brasserie, Le Gayant, cette complainte qui est mêlée à ses cendres ; puis elle reprend son chemin, elle traverse La Place d'Armes, elle regarde pas vers le bar/p.m.u "La Civette" / elle rentre dans La Rue de La Mairie, avant de la descendre, elle regarde le haut du beffroi dans le soleil de l'été ; bientôt elle est, déjà, Place Saint Amé et prend la direction de La Rue d'Esquerchain ou comme chaque jour Léon regarde dans les poubelles en espérant trouver un peu de quoi à bouffer. En Douai, beaucoup de personnes se plaignent, de plus en plus souvent et n'allait pas croire qu'elles sont dans l'exagération, elles se lamentent que les trottoirs sont sales, trop souvent encombrés mais n'allez pas croire encore que cela, pour Léon, est une chance. Ailleurs, un pianiste extraordinaire accompagne une Dame qui chante : "Le calice est fragile / Où elle puise l'ivresse / De ces messes barbares / Dont elle t'a fait le roi / Mais tu ne diras rien / La nuit replie ses bras / Car elle est de ces fêtes / Dont on ne parle pas / Tu ne te souviens plus / D'avoir un jour eu peur / Et dans l'ombre couchée / Tu attendras son heure / C'est une morte amoureuse / Et dans ses yeux d'opale / Très lentement tu sombres / C'est une morte amoureuse / Et l'amour et la mort / En elle se confondent / Des jours que tu lui voles / Elle va se venger / Dans cette plaie étrange / Que tu vas protéger / Des injures du jour / Des regards affamés / Tous les cercles de craie / Cette fois ne pourront rien / De ce transfuge secret / Tu sens venir la fin / Sans plus de rémission / C'est elle qui te tient / C'est une morte amoureuse / Et dans ses yeux d'opale / Très lentement tu sombres / C'est une morte amoureuse / Et l'amour et la mort / En elle se confondent / Elle voudrait t'épargner / Mais ne sait comment faire / Du secret de ta chair / Sa faim est solidaire / Elle n'en veut pas d'autre / Elle ne peut se plaire / Qu'au creux de ta blessure / Où elle se désalterre / Tu es la loi de son sursis / Elle prolonge ta survie / Elle est la loi de ton sursis / Et tu prolonges sa survie / C'est une morte amoureuse / Qui te fera bientôt /Quitter la proie pour l'ombre / C'est une morte amoureuse / Et dans ses yeux d'opale / Très lentement tu sombres" - Written by Louise Féron.

lundi 25 mai 2026

Régine d'Or ou la longue marche de La Petite Fauvette... - Début de roman surromatique. - Illustrations musicales : "La Fauvette" de Gérard Manset & "Renaître" de PIGALLE/François Hadji Lazaro.

Elle est revenue, elle est d'abords allée au grand cimetière, passée le fond du grand cimetiere, jusqu'au jardin du souvenir, là, où, il a déposé ses cendres ; puis elle a repris sa marche, mais ce n'est pas comme jadis, c'est léger, léger dans l'air, léger dans la lumière du soleil, elle marche, marche à nouveau sur les invisibles traces dans les rues de cette ville qu'elle a paru durant les deux derniers mois de son existance , il était à ses côtés quand elle marchait, marchait... il l'accompagnait pour solliciter les services sociaux, trouver une nouvelle banque, aller aux ravitaillements : restaurant du coeur, secours populaire,Croix Rouge, au 115 - hébergement d'urgence où il n'y avait jamais de place alors elle trouvait refuge chez lui; d'ailleurs dans son carnet, quelques après qu'ils se soient retrouvés, il a écrit : - 1. Marcher, marcher, marcher... / Après m'avoir crié "Au secours !" / Tu m'as dit "Marcher... / Marcher, marcher..." encore et toujours Marcher... et j'en es marre "Une nuit, marcher le long d'un mur aux affiches déchirées..."* /...Ils t'ont dit de marcher jusqu'au Centre Communale d'Actions Social / Et, là, d'autres t'ont dit "Ici, on ne peut rien pour vous,... / Il faut aller à la Maison Départementale des Solidarités" / Alors tu as marché, marché, marché... / Toi qui voulait renaître... - 2. Marcher, marcher, marcher... /Je marche et je n'hallucine pas, / J'entends une chanson... dessous mes pas, / Une voix qui vient de sous le trottoir. / Voix ni blanche, ni noire, une voix grise... / Elle me chante des détails... / Ces détails me reviennent à l'esprit.../ Certains petits détails qui tuent... / Car ces petits détails font ta sainteté, /Je marche et je n'hallucine pas, / Je suis la chanson de l'homme de la mort... / "Dead Man Walkin'" / ...Je marche, marche, marche... (le 01.05.2026.). - Elle dépose son sac à main au pied de la ronde table noire sur laquelle une petite bougie d'or danse de sa flamme artificielle ne brulera personne, elle commande au bar un Perrier avec une rondelle de citron, elle paye avec la monnaie qui reste au fond de sa poche, avant d'aller se rassoir à la table, elle s'avance jusque vers l'étagére ou il y a des bouquins, des revues déposées, là, et à la disposition de ceux qui viennent ici se payer un moment de parenthèse, elle y trouve l'ouvrage collectif "Les inédits de Rimbaud, c'est nous qu'il a coordonné, aussi de ses revues-zines foutraques en copie-art, en noir et blanc, qu'il crée, aux côtés de ce cela, dans une édition de poche pour adolescent MOBY DICK qu'elle emporte jusqu'à la table, alors elle ouvre l'oeuvre de Herman Melville à la page de l'épilogue annonce "Moi seul en suis revenu, pour te dire - Livre de Job ; il n'y a pas de hasard. Puis elle sort de son sac à main des feuilles A4 pliéés en deux, elle déplie une feuille sur la table, elle veut lui écrire mais elle n'a pas de crayon, elle retourne au bar en demande un, maintenant c'est avec un stylo à encre noire qu'elle peut lui écrire, elle ne sait pas vraiment quoi lui signifier mais elle veut lui écrire alors elle s'applique à noter des mots, des phrases, sur la feuille vierge qui raconte simplement ce moment, ce moment, ou elle revient pour le retrouver alors qu'elle ignore où il est, elle mesure que la situation est complexe, elle écrit "...te retrouver, homme au chapeau, cela ne vas pas être simple mais revenue, je vais continuer à chercher. Elle a fini d'écire, elle se lève, range MOBY DICK à sa place, à côté de "Les inédits de Rimbaud...", elle reprend son sac, emporte le stylo noir emprunté au bar, elle quitte le lieu laissant sur la table ce qu'elle lui a écris. - Le 24.05.2026.
- Le portrait de La Petite Fauvette est de Francis Conesa.

samedi 23 mai 2026

Prologue second – Cri/Baiser d’Avalon à Brunehilde Caffiaux alias Alias de L'Interdit. - Illustrations musicales : "Avalon" de Mississippi John Hurt & "Avalon" de Roxy Music. - Première diffusion le 02.12.2020 - 46.

 


 

Les Nouveaux Chants du Mabinogi
- Seconde saison -
 de Christian-Edziré Déquesnes  
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider. 
 

Prologue second – Cri/Baiser d’Avalon

À Brunehilde Caffiaux.

 

Trop de trahisons se récitent certaines nuits s’installe sur nos

Peaux solitaires ; alors on se surprend à écrire du blues.

Détergents des chorus cuivrés d’après visions frémissantes sur des      

Pierres tombales qu’on ne visite bientôt plus. Souvenez-vous !          

Ferrailles aiguisées en boucles muettes - Emails engorgés de sangs -             

Je suis « être » dans le CRI/baiser d’Avalon, par                                              

La beauté de l’Absente. Et voilà notre bras nu.                                          

Barbelé autour de nos sexes ; interdits sur les os blanchis                       

De nos cadavres déjà présents. Puis le vide. Où se                                     

Niche la poésie ? Rie Myfanwy. - I LOVE YOU BY SKY -                

L’énoncé d’une vie est la mort qui approche.                                                   

Le fils des terrils décapités avec Blodwen nue… pleure dans                                     

Le contre-jour de la lettre à l’amour meurtri.                                                       

Quels sont vos pauvres combats ? Désirs – plaisir – chorus de jazz’s

 

Cuivrés frémissants comme ventres et spasmes ; dégueulis. Le souffle de                                                                                                                                                                                                                                         L’absente tourne autour de nous avec moi pour toi                                            

Et l’effleurement sur nos lèvres du baiser de Myfanwy.

 

en vers arithmonynes de 10

Notes

Avalon : ou aussi Anwynn, c’est les noms utilisés pour désigner l’autre monde en gallois. Il s’agit d’une île remplie de pommiers. Le Roi Arthur mortellement blessé, y fut emmené par trois femmes mystérieuses dans une barque noire, après la terrible bataille contre l’armée de Mordred. Le Roi non-mort est censé revenir d’Avalon pour mener la population celte opprimée à la victoire contre les Anglo-Saxons puis contre les Normands. D’après une version du mythe, Excalibur y fut forgée.

MyFanwy : Princesse réputée pour sa grande beauté tout au long de Powys au Pays de Galles. Elle est fière des regards que l’on lui porte mais désire que ses nombreux prétendants proclament ses charmes dans une chanson pour choisir l’élue de son cœur. Aucun n’est en mesure de composer une chanson à la mesure de son apparence. Elle les rejette tous. Cependant apparait un pauvre barde Hywel ap Einion et en son château, il chante pour elle. Elle est captivée et déclare qu’elle n’en aimera aucun autre. Hywel ap Einion croit à son amour. Mais espoirs et rêves sont anéantis quand un homme riche se présente à MyFanwy qui rejette alors Hywel ap Einion qui pars errer alors les forêts de Difrdwy et récite un poème triste à son amour non partagé.

I Love Your By Sky : En anglais signifie : Je t’aime par le ciel.



 

 

 

 

 

 

 

vendredi 22 mai 2026

TEXTE FINAL ... pour la fin des fins, et en construction, des Nouveaux chants du Mabigoni et avec la participation de Nicole Veyet . - Illustration musicale : "Stagger Lee" (Live) par Amy Winehouse, "The Long Voyage" d'Hector Zazou avec John Cale, Suzanne Vega et Mad Professor et "Stack' O Lee Blues" par Long Cleve Reed & Little Harvey Hull - Down Home Boys.

Partir, marcher, courir, rouler, voler... et vivre le retour afin de raconter, de chanter, de partager, avec ceux qui me lirons, m'écouterons... J'ai vu... Le désir baroudeur - Stetson noir sur mèches rebelles (l'empreinte de Stagger Lee) / Silhouette longue / Presque suspendue / Le vent lui prête des ailes (et le désir, toujours, au-delà du drame de Paris-Texas pi "...ch'vint i soufe dech forche ed diape*") / Il se faufile dans ma vie / Comme dans la cité (La Cité de Gayant) / Arpente le bitume (Toudi edzeur l'coechie**) / Lesté des jours perdus / Fredonne sa Scarpe, ses cafés (ses troquets) / Son beffroi et sa nuit (Surrommantisme bleuNUIT edzueur ch'beffo...) / Baroudeur d’âmes (souffleur de mots, passeur de mo(r)ts) / Cheminant il susurre / Des vers hallucinés / Des vers en guise d’armure (armure Arthurienne) / Des vers nouveau- nés (ceux du cri du bébé qui brûle... Dylan Thomas, i' n'es pon lon***) / Sur son visage (le siège de La Dignité... Edzeur s'gife, l'kayéle ed cheule Dignité****) / Les blessures ont gravé ("Taouages" du passé) / Des sillons bleutés / Sur son visage (...car une promesse est une promesse, cela est sacré) / On lit l’empreinte / De plusieurs vies mêlées / Familier d’Arthur (Caùmarate aveucq Arthur*****) / Chevalier d’Amy / Christ dévoyé (Jésus dévoré) / D’un évangile bleuNUIT / Sous son regard soyeux / Je vacille puis chavire (mon désir baroudeur) / Entre ciels d'orages (cieux de rages ) / Et fulgurances métalliques (Blues Explosion) / Je perçois des notes bleues (Blue Note Sensation) /Slide guitar et mélopées / Qui font tanguer l’esprit / Je devine des mots tus (Le sens du silence) / Pour le meilleur / Et pour le pire ("Les souvenirs sont là pours'en servir") / Pour aimer encore (aimer en-corps) / Sublimer et ravir / Pour le meilleur (por l'miu*******) / Et pour le pire (por ch' pir'********) / Pour aimer encore (por ch'Amor incor*********)/ Sublimer et ravir (le désir en-corps/ ch'Edzir' incor). Partir, marcher, courir, rouler, voler... et vivre le retour afin de raconter, de chanter, de partager, avec ceux qui me lirons, m'écouterons... J'ai vu...
* de Konrad Schmitt - **Toujours sur la chaussée, en route - ***Dylan Thomas, il n'est pas loin - ****sur son visage, la chaise de La Dignité - *****Camarade avec Arthur - ******Jalousé Jésus dévoré - *******pour le mieux - ********pour ce pire - *********pour l'Amour encore - **********Le désir encor.

vendredi 1 mai 2026

Final premier - D'aprés photo 2, à Celle d' Annwyl.- Illustrations musicales : "Have I Told You Lately" de Van Morrison et "Venise" par Les Follie's. - Premiere diffusion le 01.12.2020 - 64.


 


Les Nouveaux Chants du Mabinogi
 de Christian-Edziré Déquesnes  
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 2003 et par la suite presque tous les poémes repris dans l'anthologie parue, en 2008, chez Flammarion Le Jardin ouvrier 1995-2003 d'Ivar Ch'Vavar & camarades.
PREMIERE SAISON
parue en feuilleton dans les numéros 32 à 39 de la revue
Le Jardin ouvrier, mars 2002 à décembre 200      
                                                                             
Je tiens à m’expliquer sur l’ensemble des notes à la suite des Chants. Elles viennent directement en « illustrations », nous dirons complèmentaires, du Chant 27 qui s’adressent aux Khonorins mais aussi elles valent pour tout l’ouvrage. Moi-même, je suis, un Khonorins et j’ai beaucoup découvert, appris en composant ce livre. Nous sommes tous des Khonorins car nul ne peut prétendre tout connaître mais ce n’est pas grave si humblement nous savons le reconnaître. Par contre il est particulièrement fâcheux si à l’inverse on adopte la posture de celle ou celui qui saurait tout et qu’il n’y aurait plus rien à apprendre... Pourtant des cas de figures de ce type, dans tous les domaines, nous en croisons de plus en plus souvent.
Certains à la lecture de certaines notes penserons qu’il y a moquerie, loin de moi cette idée car il s’agit juste, avec humour parfois je le reconnais, d’offrir de permettre à certains lecteurs une seconde lecture de ce livre ou juste de certains passages, à eux d’en décider. 

 

 Final premier - D’après photo – 2.

À Celle d’Annwyl*.

 

En un retour de l’autre côté qui s’offre au-delà de la plage.

Ici ! Elle, face au va et vient de la marée descendante,

Fixant la ligne de l’horizon, droite, elle sourit à la mer.

Elle sourit à la mer enceinte de l’immensité de l’univers

Et de l’harmonie déployée à la béatitude du paysage

Des nuages de la grande porte du ciel ouvert…

-      C’est une célébration ! –

...À la puissance de l’amour.

 

CELA descend des voutes translucides

qui couronnent l’escalier du carillon céleste

des saintes lumières du sacré.

 

Les lumières savent les invisibles mouettes qui annoncent…

Il tourne

et elles retournent affectueusement la tête vers Celle d’…

 … : Annwyl*.;

Elle nommera le solitaire…

- Lui qui désire ne plus être pris comme au piège -

 

Agitant  leurs plumes, les lumières dansent.

Elles dansent d’aise la rencontre qui a déjà lieu, ailleurs.

Les lumières savent …

Et nul ne peut plus jurer de la véritable couleur des lumières.                       

- En cet instant intemporel elles seules savent –

…Annwyl* ne connaît plus son nom,

Ni ne sait qu’il la nommera : Yn Wastad**.

Mais la plage, la mer, les cieux

Et  les lumières… et toutes les mouettes

Sont aux énergies conjuguées en devenir

Au sacre d’Amour de l’infinie bienveillance de leurs prières...

 

...afin de voir venir enfin Venise.

 

*Ici prénom, venant de l’adjectif gallois qui signifie chéri.

**En gallois signifie toujours.